FRANCE. — EVREUX
celui du haut, le bourdon, une telle indignation se manifesta parmi les assistants qu’il recula, et la vieille cloche, ainsi sauvée, chante encore tous les jours aux Rivalois d’aujourd’hui la vénération de leurs pères pour la vierge romaine.
Cette vénération, comme la cloche, a survécu à la Révolution ; elle inspire à tous les habitants une véritable tendresse pour leur patronne ; on entend à chaque instant ce nom béni retentir dans la paroisse ; une foule de jeunes filles le portent en gage de piété et de pureté.
Comme dans les grandes familles qui ont un titre spécial pour l’aîné de la race, un vieillard voulut que la sienne eût un privilège de noblesse; en mourant il réunit ses enfants et leur fit promettre que, de génération en génération, leurs filles aînées s’appelleraient Cécile.
Chartres (Eure-et-Loir). — Il y avait autrefois dans le trésor de la cathédrale de Chartres un reliquaire, dit des Marées , fait d’un cylindre de cristal, et sur un morceau de vélin on y lisait : Ceciliæ , Vincentii , Nicasii L
Il est aussi question de sainte Cécile pour Châteaudun et Condonnez (diocèse de Blois)3.
Coutances (Manche). — Sainte-Cécile-sur- Sienne , dans le canton de Villedieu (arrondissement d’Avranches), rappelle la vénération de ces régions de la N or mandie pour notre sainte. L’église fut toujours sous le patronage laïque. La cure en 1648 était estimée 600 livres. Cette paroisse eut une chapelle au village de l’Epiney, établie succursale en 18083. Aujourd’hui ce n’est plus qu’une petite église insignifiante. On y a fait depuis quelques années une flèche en pierre assez élégante, qu’on voit du chemin de fer. La bannière représente la vierge, les doigts sur une harpe et levant les yeux au ciel, pendant qu’un ange ouvre devant elle un livre de musique 4.
Clermont (Puy-de-Dôme). — On signalait près de Clermont un monastère bénédictin (vers 665) qui portait le nom de Sainte-Cécile, S. Cœcilia Agelli.