‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 136 sur 343 · Elle ne figure pas dans le bullaire · texte numérisé non relu

Elle ne figure pas dans le bullaire

3. Lettre de l’abbé Constantin, de Saint-Remy. 11 est prouvé par le testament de Raymond de Baux (1170) qu’à cette époque le Castrum novum était bâti.

4. Lettre de M. l’abbé Trophème, curé de Châteauneuf, 18 octobre 1888.

M. Gilles nous montre que les sépultures païennes

Nous devons à l’obligeance de M. l’abbé Trophème, curé de Châteauneuf, et au talent de M. Cabasson1 communication des dessins que nous avons reproduits dans nos planches.

J’ajouterai, comme dernier détail historique, que le prieuré de Sainte-Cécile a été possédé, depuis i832, par un chanoine de Coriolis, grandoncle de la femme du poète Malherbe ; il est resté prieuré séculier jusqu'à la Révolution 2.

Eyguières. — Sur la voie antique construite de Marseille à Avignon, Eyguières devait tirer son nom (castrum de Aquaria) de la fontaine de Borne, dont les eaux abondantes justifient l’origine. Cette fontaine est amenée au bord de la voie, à 3oo mètres avant la ville, par un aqueduc de construction antique. On laisse à droite la chapelle romane de Saint-Pierre-ès-Liens de Roquemartine, et l’on trouve à gauche, sur le sommet de Coste-Fère, l’habitat celtique de Sainte-Cécile, dont Eyguières tire son origine3.

Nous avons vu tout à l’heure, à propos de Châteauneuf-lès-Martigues, que l’Eglise, avec la divine tolérance qui lui faisait ménager les habitudes religieuses de ses enfants, avait coutume de transformer lessanctuairespa'iens enégliseschrétiennes; il est probable qu’il en fut ainsi à Eyguières, et que l’oratoire celtique, dépendant du village de la Roque-de-Nadal (rupes Nadalis), devint une chapelle en l’honneur de notre vierge.

Sainte-Cécile dépendait, au moyen âge, de l’ordre de Saint-Ruf. Urbain II, dans sa bulle de 1096, Pascal II, dans une bulle spéciale, mentionnent les églises de Sainte-Marie d’Eyguières (la première église avant celle qu’on démolit au xvme siècle), de Saint-Vérédême, de Saint-Pierre de Vence et de Sainte-Cécile4.

En 1189-1190, Alphonse II, roi d’Aragon et

furent, après la transformation des temples, changées en cimetières chrétiens; c’est là encore un argument en faveur de l’ancienneté de notre petit édifice (Voies romaines, p. 12).

1. M. Cabasson, auquel nous avons soumis notre gravure, nous a dit qu’elle le satisfaisait tout à fait comme reproduction de l’édifice.

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