Moroni, Di^ion., XII, p
Armellini, p. 386.
2. In Ecclesia vestra palatium de proprio fecerit fabricari ( Bulle de 1 191).
De Angelis, p. 70.
3. De Angelis rapporte un manuscrit des archives de Sainte-Marie-Majeure, qui rappelle ces souvenirs : a Clemens papa III Paulus scolarus antea vocatus, ab ineunte ibidem ætate educatus canonicus ibi fuit, cardinalis deinde
SAINTE-MARIE-MAJEURE
vaste édifice existe encore au sud de la basilique, et malgré les mutilations dont il a été si souvent victime, on peut retrouver ses anciennes dispositions ; il nous offre un long portique, dont les piliers octogones et les chapiteaux correspondent au xne ou xme siècle.
D’après Panvinio {De septem ecclesiis1 p. 241), la constructeur serait Nicolas IV, « qui diu apud eamdem basilicam permansit, palatium suo et canonicorum usui apud eam condidit ».
Les débuts du xme siècle furent marqués à Sainte- Marie-Majeure par la reconstruction de la chapelle de la Sainte-Crèche, qui était la quatrième ouverte sur la nef gauche en comptant de l’angle occidental. Nous avons vu dans la vie de Grégoire III qu’il y avait là un oratoire pour la sainte relique et nous devons conclure que sous Innocent III on ne la bâtit pas à nouveau. Ce pape avait appelé à Rome Margaritone, un architecte d’Arezzo auquel il confia d’immenses travaux, l’érection de deux palais sur les collines vaticanes, l’église San-Spirito-in-Sassia, la tour des Conti ; à Sainte-Marie-Majeure, il renouvela la chapelle de la Crèche ; « à Sainte-Marie-Majeure, dit Vasari, il fit la chapelle de marbre où est la Crèche de Jésus-Christ. Il y représenta le pape Honorius 1 II de grandeur naturelle; il lui prépara son tombeau avec un art décoratif que les artistes d’alors en Italie étaient loin d’atteindre1. »
Vasari ajoute qu’Arnolfo travailla aux sculptures de la chapelle. « Cette chapelle fut une des dernières œuvres de sculpture d’Arnolfo qui s’en occupa aux instances de Pandolfo Ipotecorvo, comme nous l’apprend une épitaphe sur la façade de ladite chapelle. »
On sait que cette chapelle fut démolie et reconstruite avec magnificence par Sixte V, qui voulut conserver les vénérables murs et la fit transporter par Fontana2. « Elle était située, dit le grand
Prænestinus creatus ab Alexandro III palatium prope eam Basilicam condidit pro se, successoribusque episcopis Prenæstinis, quod postea ab eodem pontifice cum multis aliis rebus Basilicæ donatum est. »