‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 15 sur 343 · Milizia, p · texte numérisé non relu

Milizia, p

Vasari, éd. de 1822, p. 16 et 27.

2. Fontana, Conti gnationes Romœ, 1748, p. 21, tabula LUI. Narratio translations integri veteris Sacelli SSm! Præsepis :

Vêtus sacrumque S. Præsepis sacellum... palmis procul 70 positum erat... multis componebatur fragmentis,

ingénieur, à 70 palmes (i5m.5i) de la nouvelle position qu’on se proposait de lui donner; elle se composait d’une foule de fragments, mauvais matériaux, vieux, disjoints; elle avait une porte de côté, une fenêtre du côté de l’entrée avec un arc de marbre, une abside ornée de mosaïque. » Malgré le respect des constructeurs pour les anciens matériaux, on a peine à retrouver aujourd’hui l’œuvre du moyen âge sous le vêtement de marbre du xvi^ siècle.

On peut en voir le plan dans de Angelis (p. 169).

Selon Le Tarouilly, elle mesure exactement la cote de 356 pour sa largeur1.

Je suis embarrassé d’établir la correspondance entre cette chapelle et le ciborium qui contenait le saint berceau et dont de Angelis nous donne deux reproductions ; la première a ce titre : « S. Gregorii altare quod antiquitus Beatissimæ Virginis dicebatur una cum antiquissimo ciborio et pulcherrimorum varietate lapidum maximo cum artificio constructo in eius ciborii medio Domini nostri Jesu Christi cuna asservatur. » L’édicule, porté sur quatre colonnes de marbre, avait au-dessus la chambre des reliques précédée d’un balcon et surmontée de quatre frontons, de clochetons aux angles et au sommet d’un petit temple octogone. Entre les colonnes du bas s’élevait un autel; devant, un tableau représentait la procession de la sainte Image. Ce ciborium, retouché au xvie siècle, conservait dans ses parties supérieures surtout le caractère du xme siècle et l’art des Cosmati 2 ; je l’attribuerais peut-être au cardinal Jacques Colonna (1287) et à la série de travaux qu’on fit alors dans l’église.

De Angelis donne un autre dessin de ce ciborium qui s’applique à une époque postérieure, après qu’on avait prolongé sur le balcon la chambre des reliques. Cette seconde gravure est accompagnée de cette épigraphe qui confirme notre hypothèse chronologique : « S. Gregorii altare quod anti-

materiæ non bonæ, veteris, vacuisque plenæ, deinde et per portant, a latere positam aperiebatur, fenestramque habebat e regione ingressus cum areu marmoreo, fornicem autem musivo, seu tessellato opéré ornatum...

1. Adinolpi, p. 1 85, piarle aussi d’un dessin de l’ancienne chapelle donné par le P. Becilli, dont il semble fournir une reproduction.

2. Voy. au Latran le ciborium de Sainte-Madeleine, tout à fait semblable et portant les armes des Colonna, pl. XXV.

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