‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 144 sur 343 · Lettres des 12 et 18 mars · texte numérisé non relu

Lettres des 12 et 18 mars

tour au-dessus s’appelait tour de Sainte-Cécile 1 ou de Saint-Paul et faisait pendant à celle de l’autre côté qui était dite de Saint-Pierre ; l’une des deux s’étant écroulée en 1 5 6 1 , le chapitre, par une singulière idée de symétrie, se crut en devoir de démolir la seconde.

Il ne paraît pas, d’après les documents et d’après le style de la chapelle qui est de cette époque, que sainte Cécile ait été spécialement honorée à Nancy longtemps avant3.

Les enfants de chœur de Saint-Georges célébraient la Sainte-Cécile ; on trouve dans les comptes de Saint-Georges, pour l’année 1625, la mention d’une somme de 4 francs payés au sieur Tristant, qui les dirigeait, « pour faire faire la Sainte-Cécille aux compagnons de la musique3 ».

De même à Toul, le jour de cette fête, les musiciens amateurs de cette ville faisaient chanter une messe à l’autel.

Cet autel du xvie siècle est très riche en détails d’architecture. Les pilastres sont chargés d’ornements et le fond de petites statues. M. Bœswilwald est en train de la restaurer. Nous donnons d’après d’anciennes gravures un plan de cette chapelle et de la tour qui existait au-dessus4 (pl. XXXVIII).

Le nom de sainte Cécile continue d’être vénéré en Lorraine. M. de Foblant habite, près de Nancy, une villa que son propriétaire avait appelée Sainte- Cécile, en souvenir de la patronne d’une femme de la famille.

Elle est particulièrement honorée aussi dans les Vosges, à Mirecourt, pays des luthiers5.

Nîmes (Gard). — Sainte-Cécile-d’Andorge. — En remontant le cours du Gardon6, avant d’ar-

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