PARIS
de la chapelle. Ce joli escalier, dont les révolutions sont de huit marches, n’a pas de noyau central ; pour le voir, il a fallu découvrir le toit.
On verra (pl. XLIX-L) la restauration que nous avons essayé de faire de ces précieuses ruines en nous inspirant des monuments romans du Midi; nous l’avons soumise au Frère Similien, l’auteur de ces relevés et très versé dans l’art religieux, qui l’a pleinement approuvée : « Le toit primitif, nous écrit-il, devait être certainement en dalles. Les arconcelles devaient exister comme vous les avez dessinées, car à Broussan (à 8 kilomètres est de Saint-Gilles), il existe une chapelle de la même époque, presque en tout semblable à celle d’Estagel : mêmes sculptures intérieures, même porte latérale (les sculptures en moins), même escalier pour monter au clocher, ouverture au pignon pour éclairer la chapelle, abside comme celle que vous avez dessinée, toiture en fortes dalles et arconcelles autour de l’abside et sur les faces latérales au midi et au nord, »
Sainte-Cécile de la Mélou\e. — De Sainte-Céciled’Andorge, après avoir franchi le Gardon, les montagnes qui serrent sa rive droite, après avoir traversé ce col par des sentiers de chèvres, on trouve sur l'autre versant, à quelques mètres du Galelzou 4, une autre église de Sainte-Cécile élevée à la Mélouze. Cette église, qui faisait partie du 'Gévaudan, est mentionnée dans des chartes de 1078, de 1092 et dans une bulle d’Adrien IV, en 1 1 56.
En 1092, Pierre Guigue, prévôt de Nîmes, donne à l’autel de Sainte-Marie, dans la cathédrale, l’église Sainte-Cécile de la Mélouze avec toutes ses dépendances1 2. L’église remonte peut-être au xic siècle, époque oü les moines de Pébrac défrichent les montagnes et fondent des paroisses3 4.
Aujourd’hui la paroisse est complètement habitée par des protestants; l’église est en ruine et le toit percé y laisse pénétrer la pluie4; orientée vers le nord-est, sa nef est garnie de deux ailes