Elle était couverte en tuiles qu’on a volees
qui donnent au plan la forme d’une croix, la tribune est circulaire. Au nord s’élevait le campanile, aujourd’hui démantelé, mais qui possède encore à l’intérieur deux salles voûtées hautes de 2 à 3 mètres, dont la supérieure devait servir de sacristie1. Elle est toute construite en schiste, sauf la porte d’entrée qui est en pierres de taille.
Devant l’église s’étend le cimetière, encore garni de tombes intactes ; à droite de l’entrée est disposé un banc de pierre oh l’on venait s’asseoir pour attendre l’office; au centre s’élevait la croix, où le 1e1' novembre 1701, par une dérision sacrilège, 011 attacha un chien.
La situation de Sainte-Cécile est très pittoresque ; élevée sur un mamelon qui ne laisse de place sur son sommet qu’au sanctuaire, au cimetière et au chemin qui y conduit, elle plonge vers la rivière d’épais contreforts qui la soutiennent sur la pente de la vallée agreste et garnie de bruyère, tandis que, derrière elle, se dressent des montagnes qui la dominent de 200 à 3oo mètres (pl. LI).
Paris. — Miniatures. — Nous n’avons jamais eu, je crois, l’honneur d’avoir à Paris une église dédiée à sainte Cécile2, mais on ne doit pas en déduire l’absence de vénération pour elle; nous pouvons citer, entre autres témoignages iconographiques, deux charmantes miniatures qui la représentent et qui décorent des bréviaires parisiens à la Bibliothèque nationale. L’une (latin, 1023, f° 490v° ) rappelle la scène de son martyre dans une initiale que nous avons pu grossir (pl. LU), grâce à la finesse exquise du modèle : on y voit la vierge agenouillée devant le bourreau qui vient d’abattre la tête nimbée et qui rentre le glaive dans le fourreau, tête charmante oü, malgré la petitesse du tableau, on distingue tous les traits, les yeux fermés par la mort, les cheveux blonds, etc. Les assistants joignent les mains et lèvent les yeux au ciel vers le spectacle qu’ils aperçoivent avec étonnement ; l’âme de Cécile, sous la forme d’un enfant nu, est ravie par deux anges dans une draperie blanche.
Un autre bréviaire parisien, qui faisait partie de