FRANCE. - STRASBOURG
porter sa couronne. On remarquera que tous les saints mentionnés sur cet autel sont beaucoup plus anciens que le xn' siècle et que rien n’empêcherait de croire que la présence de ces reliques ici remonte bien au delà. Les ravages normands n’avaient pas anéanti toutes les richesses du trésor, témoin le célèbre A de Charlemagne qu’on y voit encore *.
Le pape Pascal II envoya à Bégon des reliques de Rome, comme on le lit sur le reliquaire de la vraie croix : « Anno ab incarnalioneDominimillesimo C Dominus Pascalis II Papa a Roma lias misit de -)- À pi et sepulcro ejus atque plurimorum sanctorum. » Parmi ces saints se trouve peut-être encore sainte Cécile, car l’abbaye en possédait des reliques à la fin du xm° siècle, comme on le voit sur un reliquaire de cette époque.
Ce reliquaire est en forme de triptyque en argent doré et garni de médaillons oü sont déposées les reliques. Ces médaillons ont au centre une ouverture encadrée de filigranes; celui de sainte Cécile, sur le volet de gauche, est quadrilobé avec quatre gemmes filigranées tout autour 2 (pl. XLI 1 1).
Rouen (Seine-Inférieure). — La troisième chapelle à droite dans le chœur de Saint-Ouen est consacrée à sainte Cécile; mais la dévotion qu’elle rappelle n’est pas ancienne, car ce vocable ne figure pas sur le plan de Pommeraie en 16623; elle fut apportée par une confrérie de musiciens, mais ne peut être citée comme un ancien monument du culte cécilien en Normandie. Une chapelle possède une statue de la sainte à Notre- Dame. L’autel Sainte-Cécile, sculpté par Clodion, représente la martyre environnée de ses compagnes C
Authieux-Port-Saint-Ouen. — Des vitraux du xvie siècle portent l’image de sainte Cécile5.
Strasbourg (Alsace). — Notre sainte n’a pas été oubliée à Strasbourg. M. le professeur Kraus