Cochet, Répertoire archéologique
rappelle une petite chapelle (1 182), dans le voisinage de Saint-Thomas, qui la comptait parmi ses patronnes et qui était dédiée à sainte Marie Madeleine, saint Nicolas et sainte Cécile1.
La cathédrale de Strasbourg nous offre ellemême une sculpture bien intéressante de la fin du xme siècle. Dans les tympans des arcades ogivales du côté du midi, on voit d’un côté l’ange qui tend la couronne et cette inscription sur les listels :
DIZ ISTER HENGEL SEERAFYN.
Sur le tympan suivant sainte Cécile, couronnée déjà elle-même, présente son mari, agenouillé pour recevoir le diadème angélique. Leurs noms sont inscrits sur le listel de l’archivolte:
CECILIA ET VALLERIANVS.
M. Winkler, auquel nous devons un dessin de ce monument, l’attribue à la fin du xme siècle; M. Kraus semble l’assigner à 1275 : « Quant aux inscriptions, nous écrit M. Winkler, je crois que celle de gauche, « Diz isterhengel seerafyn », est plus moderne que celle de droite rédigée en latin, « Cecilia et Vallerianus » . Il y a différence dans les caractères. L’N du côté gauche me paraîtrait plutôt du xvie siècle que du xme. L’I me paraît aussi douteux. Cela est pour moi énigmatique, et je me réserve de comparer ces caractères avec les autres inscriptions lapidaires de la cathédrale2 » (pl. LV).
Erstein. — Léon IV (85o) passe pour avoir envoyé le chef de sainte Cécile à Ermengarde, pour son nouveau couvenL.Une abbesse d’Erstein, dont on ignore le nom, en fit présent à un archevêque de Mayence, pour la confirmation de son élection. Évidemment, il ne peut s’agir que d’un fragment, surtout si la libéralité qu’on prête au pape' Léon pour les Quatre-Saints-Couronnés est véritable.
Troyes (Aube). — A Saint-Etienne de Troyes, on vénérait des cheveux de Cécile en i3ig4.
Clairvaux. — L’incomparable trésor de Clair-