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Sherborne (Dorset). — Saint Adelme1, abbé de Malmesbury, puis évêque de Sherborne (1 70g), dans les vers où il célèbre les vierges, chante la gloire de Cécile aussitôt après celle de Marie : « Quelle harmonie métrique serait capable de rendre vivement les louanges de Cécile? elle qui convertit son mari par la sainte foi, et qui méprisa les plaisirs de la chair et les attraits sensuels, elle qui préféra les doux baisers du Christ et ses chastes embrassements. Tandis que les instruments faisaient éclater d’abondantes harmonies et que le Piérus retentissait du rythme des vers et des chants, toute cette pompe profane n’enveloppait pas son cœur de ces filets de mensonge et n’arrêtait p>as chez elle l’élan du soldat qui court vers les joies du paradis. Cependant, de sa poitrine, elle tire ces paroles, lorsqu’ils sont arrivés dans sa chambre nuptiale : « Voici qu’un ange», dit-elle, te est descendu des astres supérieurs; il « est mon protecteur pour garder un pacte céleste « et pour me préserver de tout amour charnel. Il « conservera à jamais mon corps dans la pureté « et défendra mes membres contre tout amour « impur, et frappera aussitôt de ses armes angé- « liques et vengeresses celui qui voudrait porter « sur moi ses mains souillées. » Ainsi la vierge de Dieu convertit son époux; elle dégage son beau-frère des vieilles erreurs. Tous deux pleins de foi reçoivent les dons du baptême, puis bientôt le droit de cité dans les murs célestes, après avoir éprouvé les tourments du martyre. »
Sept cents ans après, un autre poète anglais, Chaucer (i328 f 1400), chantait encore sainte Cécile, ses guirlandes tressées de lis et de roses, symbole de la virginité2.