Lettre particulière de M. l'abbé Jansen, nov
3. Plusieurs de ces documents sont rapportés dans Batavia sacra, 11, p. 117.
demeure située au « Vieux-Fossé», entre les deux ponts Saint-Jean et Viebrug. C’est là que Thierry van der A., en 1397, construisit un monastère dédié à sainte Cécile; mais il ne semble pas avoir achevé son œuvre ; sa fille Gertrude et son gendre Thierry Pyl, héritiers de ses pieuses intentions, déclarèrent en iqo3 avoir reçu l’édifice de leur père pour le donner aux religieuses de Sainte-Cécile.
Quelque temps auparavant, ces religieuses, cédant à l’inspiration de maître Warmbout, leur confesseur, avaient adopté la règle du tiers-ordre de Saint-François et accepté la clôture. Cette clôture fut simultanément adoptée par d’autres monastères de la ville. Boniface IX (1402) enrichit le couvent de divers privilèges.
Un souvenir se rattache au premier archevêque d’Utrecht, Frédéric van Toutenburg, lequel en avril 1572 se déclara désormais protecteur des religieuses et nomma comme visiteurs Engelbert van Bruhezen et Florent Heermale.
Les malheurs de la Réforme s’approchaient; en 1 58o, le monastère de Sainte-Cécile, qui avait conservé depuis l’origine le meilleur esprit, fut victime des magistrats hérétiques d’alors, et sécularisé. Nous sommes obligés maintenant d’interroger les vieilles images pour nous faire quelque idée de l’édifice. Le plus ancien document iconographique que nous possédions est un plan d’Utrecht, gravé en 1 5 1 9, sur lequel il est désigné par ces mots : N. Cecilia Clooster L
Au xviic siècle, il était encore debout, mais sans doute défiguré; sur un plan d’Utrecht de cette époque, nous voyons s’élever, à côté de cette rubrique Sicilien closter , une chapelle avec un clocher tout entouré de maisons. Ce clocher est une erreur, comme on peut s’en assurer sur d’autres
1. Estampes nationales, Topographie d’Utrecht, V. c. 66. — Collection d’Uxelles.