‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 163 sur 343 · PAYS-BAS. — THIEL · texte numérisé non relu

PAYS-BAS. — THIEL

représentations et notamment sur une gravure de Verstraelen (1634), ou une flèche surgit d’un toit terminé par un pignon.

Un dessin du xvii0 siècle, qu’on possède encore dans les archives de la ville et dont M. Brom nous a pris un calque, montre cette flèche et la chapelle avec ses deux pignons et un bâtiment contigu de meme apparence (pl. LVI II).

Ce dernier bâtiment dut disparaître avant la chapelle, car il ne figure pas sur un plan du monastère, tracé après la sécularisation, que nous donnons également dans nos planches (pl. LIX). On retrouve du reste difficilement le caractère monastique des lieux au milieu de constructions que les protestants durent beaucoup modifier et à la place desquelles la Monnaie du royaume se trouve aujourd’hui installée.

Un événement remarquable de l’histoire des Pays-Bas eut pour théâtre la place qui s’étendait devant le monastère. Maurice de Nassau ( 1 6 1 8), lorsqu’il s’empara du pouvoir, licencia les milices urbaines, dites Waardgelders ; quelques années plus tard, le peintre J.-C. Droogsloot rappela cette scène sur un tableau qui date de 1629. Son point de vue est pris du « Vieux-Fossé » : on a devant soi le pignon de la chapelle surmonté de sa flèche, éclairée par une grande verrière dont la partie inférieure plus facilement accessible était défendue par des volets; la façade est garnie aussi de deux autres fenêtres à lancette, qui à cette époque paraissent bouchées. A droite, un pignon, surmonté d’une croix grecque, est percé d’une fenêtre ogivale dans le genre de la première ; enfin, le haut des bâtiments du cloître, couverts en tuiles et découpés par des lucarnes, apparaît derrière un bâtiment plus bas qui forme le premier plan. Ce tableau, que M. Brom a copié pour nous, rend à merveille l’état des lieux; lorsqu’on sait le soin minutieux de l’Ecole hollandaise, il nous ramène pour ainsi dire au pied du vieux monastère cécilien, et l’on suit avec le peintre la rue qui longe ses façades pittoresques (pl. LVI II).

A Saint-Martin, en 1812, on possédait des reliques de sainte Cécile *.

Le monastère d’Egmond, près d’Alkmaër (Hol-

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