‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 166 sur 343 · Lettre du 17 février 188g · texte numérisé non relu

Lettre du 17 février 188g

2. Bots, Les anciens monastères de V évêché de Haarlem, p. 208.

Lettre de M. Gonnet, du 2 avril 1889.

Batavia sacra, II, p. 289.

3. Bots, Les anciens monastères de l'évêché de Haarlem, p. 20.

Lettre particulière de M. de Bont.

ciscaines sous le vocable de notre vierge. Il semble que le souvenir de l’hostie miraculeuse1, que la tradition reporte à i3q5, se rattache à cette fondation, car, lorsque le cloître cécilien eut été démoli, pendant le temps de persécution, un collège Sainte-Cécile , fondé au xvne siècle et recruté dans les familles patriciennes d’Amsterdam, célébrait la fête annuelle du miracle.

Aujourd’hui il ne reste plus rien de l’édifice. Heureusement l’image en a été conservée dans les papiers de Cornelis Antoniszoon2 3 qui s’appliqua, en 1 5 3 6, à reproduire la vieille ville avec tous ses monuments, et dont les dessins furent répétés dans de jolies gravures au xvn° siècle. Nous donnons les nôtres d’après ces estampes dont nous avons des exemplaires à la Bibliothèque nationale et que M. de Bont a bien voulu compléter par ses envois.

Lorsque nous nous rappelons les premières stations de notre pèlerinage, le cloître du Transtévère à Rome, les riches portiques de la basilique, les larges baies, cette architecture pour ainsi dire épanouie et ouverte de toutes parts, on est étonné de la différence et de la pauvreté qu’on rencontre. Ici plus de galeries ouvertes et ensoleillées, mais de simples bâtiments construits en carré, entourant un jardin, percés de fenêtres soigneusement closes

pentes aiguës sous lesquelles s’abritent encore des chambres qui reçoivent par des lucarnes la pâle lumière du ciel septentrional. Aucun ornement, je dirai presque aucun style ne se manifeste, si ce n’est la petite chapelle qui domine la communauté et qui lance sa flèche sonore vers le ciel comme une prière des pieuses filles logées à ses pieds. On pourrait établir un contraste curieux qui rendrait plus frappante la présence mystérieuse de l’Epoux des vierges qui les séduit aussi bien sur les sombres rivages de la mer du Nord que sur les côtes brillantes de la mer Tyrrhénienne.

1. P.-J. Arendzen a fait une gravure de cette scène, d’après un bois de Van Oostzaan, peintre célèbre de Hollande ( 1 5 1 8).

Cette gravure sur bois se trouve dans le plus ancien livre qui traite du miracle et qui est déposé au musée Amstelkring. M. de Bont a eu la bonté de nous donner une épreuve de la copie. Ce musée, dont il est conservateursecrétaire, est destiné à sauver les épaves des monuments catholiques.

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