‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 167 sur 343 · Le guide d’ Amsterdam, 1 7g3i, 8 M · texte numérisé non relu

Le guide d’ Amsterdam, 1 7g3i, 8 M

PAYS-BAS

Si le luxe architectural fait défaut, le pittoresque n’est pas absent. Le monastère s’élève entre deux canaux, bordés de maisons avec pignons de bois, saillies, auvents qui se reflètent dans les canaux, et qui offrent des perspectives bien plus accidentées que la ville moderne; enfin dans le fond la demeure d’une autre vierge, sainte Marguerite, élève son sanctuaire au-dessus des bâtiments claustraux (pl. LX).

Nous avons aussi une gravure qui nous conserve le sceau du monastère. Il porte sur son cadre oblong cette légende : « Sigillum conventus Sancte Cecilie ordinis Sancti Francisai de penitentia...» La sainte patronne paraît sous un petit tabernacle abrité par un dais et sans doute fermé par des volets; elle est voilée, nimbée, elle porte de la droite une palme, et, caractéristique assez rare, une colombe de la gauche1 (pl. LXVI).

Les années de paix et de recueillement ne furent pas fort longues. La Réforme éclata à Amsterdam en i 5"6, et avec elle la guerre à la vie religieuse. Je ne sais précisément dans quelle année les filles de Sainte-Cécile furent chassées de leur couvent ; mais, en i 59q2, elles y étaient remplacées par de grands seigneurs qu’on y logeait. En 1 66 1 , on construisit l’édifice où fut installé depuis l’hôtel de l’amirauté, et l’on y fit des travaux importants de transformation. Je ne crois pas cependant que les anciennes murailles aient été totalement démolies; sur une gravure qui m’a été communiquée aux Estampes nationales on croit reconnaître les principales dispositions du plan et sa forme carrée. Un guide d’Amsterdam3, rédigé en 1793, constate qu’une tour de l’ancien couvent subsistait et que l’amirauté (Princen Hof) y résidait encore. C’était sur le quai oriental du Niewezyds voorburgwal, entre la Agniete-Straat et la Hoog-Straat; les deux corps de l’édifice sur le quai Wooburgwal et sur celui de l’Agterburgwal servaient aux députés étrangers, au receveur, maître d’équipages, etc.

En 1808, on transforma de nouveau l’édifice en faisant disparaître les derniers vestiges primitifs poury élever l’hôtel de ville (Stadhuis van Hoorn)4.

1. Nous devons encore à M. de Bont communication de cette pièce.

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