‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 168 sur 343 · Guide Richard , p · texte numérisé non relu

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Bots, Anciens monastères.

Hoorn. — Sur le bord de la mer, à quelques lieues au nord d’Amsterdam, nous nous arrêtons devant une maison de Sainte-Cécile, fondée en 1402 à Hoorn, et habitée par des filles de Saint- François1. Les protestants, grands ennemis des vierges, les en chassèrent. En i5p3, nous voyons le monastère transformé en Ecole latine ; c’est sous cette désignation que nous le montre un ancien plan avec cette inscription : « S. Cecilien cloost nude Latyns schoolen. » La chapelle le long de laquelle passe la voie publique nous offre une nef avec trois travées, éclairées chacune par une fenêtre sur la rue, une abside demi-octogone, surmontée d’une croix; un beffroi s’élevait au-dessus de la travée centrale, mais au xvne siècle il avait perdu sa flèche qu’un toit en poire remplaçait. Les bâtiments claustraux s’ouvraient vers le côté intérieur de la chapelle (pl. LVII).

Après la confiscation du couvent et de ses biens par la Réforme au xvic siècle, les édifices furent appropriés pour l’Ecole supérieure (le Gymnase), qui y était encore installée au milieu de ce siècle2.

Enkhui\en. — En remontant de quelques kilomètres au nord de la Hollande, un monastère cécilien s’ouvre encore à nous dans la petite ville d’Enkhuizen. Un peu plus moderne que le précédent, il ne fut fondé qu’en 1441 par des tertiaires de Saint-François3. Les sœurs de Sainte-Cécile n’y entrèrent qu’en 1465.

Le plan de Cornélius Biens4, du xvi° siècle, nous fait voir ces bâtiments claustraux, près de l’église Saint-Gomer ; un autre plan de 1 5 8 1 5 les présente au milieu de l’îlol et réduits à une chapelle et un enclos (pl. LIX).

A l’époque de la Réforme, le monastère reçut une autre destination, il devint l’hôpital des lépreux. Plus tard, l’édifice fut approprié pour une salle de musique et de déclamation, comme une sorte d’ironie profane envers la virginale patronne de l’harmonie, et reçut cette devise : « Artibus sacrum ».

1. Bots, Les anciens monastères de l'évêché de Haarlem, p. 247.

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