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couronne au-dessus de laquelle se déploie cette légende : Sancta Cecilia virgo et martyr (pl. LII). Ces miniatures ont peu de mérite artistique ; mais, parmi les dix-huit sceaux qui sont attachés à cette charte, quelques-uns sont d’une finesse et d’une élégance de composition remarquable.
Le dernier instrument de cette collection concerne des indulgences accordées en i5o6. On y voit une Madone dans une bordure coloriée en huit sceaux.
Le xine siècle semble pour notre basilique avoir été témoin de beaucoup de ventes et d’acquisitions. En 1282, la trésorière Ismengarde paraît y présider1. En 1290 survient une cession de droit, en 1291 2 une vente, une donation de vin3.
En 1296, l’archevêque de Cologne s’engage à payer à l’abbesse et au couvent, le jour de la fête de sainte Cécile, cinq marcs de rente4.
D’importantes constructions eurent lieu au xve siècle. On démolit l’absidiole du nord pour construire à la place la sacristie, et, les voûtes de la nef menaçant ruine probablement, on les démolit pour les remplacer par les ogives qui recouvrent aujourd’hui l’église. Un petit beffroi dut être dès lors ménagé dans les combles, car nous voyons vers le milieu des voûtes un trou percé pour le passage des cordes, et qui sert encore maintenant.
Le beffroi qu’on voit au-dessus du toit de l’église a dû être refait au siècle dernier d’après la poire assez caractéristique qui le surmonte; nous avons des plans de Cologne, au commencement du xvne siècle, qui nous le montrent différent, avec un toit pyramidal et des retraites successives (pl. LXIII).
Un plan que nous avons gravé et dont le costume des personnages qui servent de vignette indique le commencement du xvue siècle, montre une tour octogone au bout des nefs ; faut-il y voir, en acceptant de la part de l’auteur une faute de perspective, faut-il y voir le beffroi, ou n’est-ce pas plutôt la tour qui devait s’élever sur les robustes fondations de l’extrémité occidentale ? Le plan de Mérian en semble la répétition5. A la Bi-