‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 189 sur 343 · WORMS · texte numérisé non relu

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ses fils Wicfrid et Starefrid1. L’empereur accueillit la demande; il y ajouta en faveur d’Egbert, son chancelier, qui était alors prévôt de l’église, des exemptions de charges pour lui et ses successeurs.

Nous voyons plus tard, en 1190, Clément III confirmer à perpétuité les biens de l’église « S. Johannis Baptistæ et Sanctæ Cæciliæ in Radesdorf ».

Avec le temps la belle église carlovingienne menaça ruine et enfin, en 1274, nous lisons dans les archives : Ecclesia colle gialis in Rastorfvetustate collapsa est. Il fallut des dépenses considérables pour la relever de ce triste état, auxquelles les abbés de Fulda subvinrent généreusement, en même temps qu’ils réformaient les moeurs du monastère. Ces travaux ne durent être cependant qu’une restauration, car Schannat écrivait, au commencement du xviu0 siècle, qu’on y reconnaissait encore la basilique de Raban Maur et ses antiques colonnes; il y voyait aussi le buste de sainte Cécile dont nous avons parlé.

Elle avait jadis comme collégiale douze chanoines, mais aujourd’hui elle a perdu toute son ancienne splendeur, voire même ses archives, qui ont été transportées à Marbourg, à l’époque de la sécularisation.

Mon ami, M. le Dr Schnütgen, avait entrepris en notre faveur le pèlerinage de Rasdorff ; mais, arrivé à Hünfeld (Cassel), il en a été détourné d’abord par la distance qui est de trois lieues et qu’on est obligé de franchir à pied, ensuite par l’assurance qu’on lui a donnée qu’il ne restait plus rien d’un intérêt capital relativement à sainte Cécile. M. l’abbé He rzig, qui est depuis quarante ans curé de cette paroisse, en donnant ce témoignage mérite complète créance3.

Worms. — Probabilité de l’origine carlovingienne de

Sainte-Cécile.- — ( 1 2 5 3) Elle est considérée comme

antique. — Discussion au sujet du patronage. —

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