ALLEMAGNE. - HILDESHEIM
Cécile, qui ne procurèrent aucune découverte et dont une chronique nous a néanmoins conservé le souvenir.
Je n’ai pu trouver d’images spéciales du xvesiècle qui nous donnassent idée de l’aspect et de la situation de Sainte-Cécile de Worms. Une gravure de Georges Braun, de i5y2l, offre une vue d’ensemble de Worms, prise du côté de l’est. On y distingue bien la vieille ville avec son enceinte flanquée de tours, son auguste cathédrale et ses nombreux sanctuaires qui hérissent la ville de clochers et de flèches. Les deux extrémités sont occupées par les faubourgs du Nord et du Sud, que le xvie siècle avait dernièrement enveloppés de murailles avec embrasures pour les bombardes. Au sud, après la porte du Rhin, on traversait un quartier assez habité où les toits des maisons apparaissaient au milieu du feuillage des jardins, et à l’angle sud-est de la ville on trouvait une tour circulaire, appelée Nideck, munie de meurtrières, qui paraît avoir un caractère défensif. Près de là s’élevait le Nonnenmünster ou Marienmünster, car ce couvent était dédié à la sainte Vierge, et un peu plus loin notre église de Sainte- Cécile. Le Münster se composait de deux parties: la nef surmontée d’une flèche crucifère et le chœur moins élevé, tourné vers l’Orient, terminé par un polygone avec une fenêtre sur chacune de ses faces. Un peu à gauche, la perspective laisse voir l’église cécilienne orientée de même et sa nef surmontée d’une flèche octogone, mais qui semble plus massive que la précédente.
La vue de Sébastien Münster ( 1 5 5o) nous montre à peu près les mêmes objets, avec cette différence, toutefois, que les flèches ne sont pas indiquées2 (pl. LXVII).
L’église de Sainte-Cécile n’existe plus; je ne puis rien affirmer de précis sur la date de sa destruction; mais il est probable qu’elle fut consommée en i632, époque où le colonel suédois Hauboldt lit démolir tous les faubourgs de la ville pour la rendre imprenable3.
1. Georgius Braun, Civitates orbis terrarum, in-f°, 1572 (V. Estampes nat.).
2. Vo y. pour les plans Wornisr, Monuments artistiques du grand-duché de Hesse (N. M. 658), 1887, p. 295.
Ce savant me cite les plans de Merlan, celui de Bertius.