COLONNA. — GREGOIRE XI
lui ; le texte de Vasari est très explicite1. On y voit les armes des Colonna.
Cette dernière partie de la mosaïque est partagée en quatre tableaux, qui nous rappellent la merveilleuse fondation de la basilique. Dans le premier, Libère endormi voit en songe la Madone entourée d’anges qui lui révèle la position qu’elle veut pour son église. « Fais-moi, dit la légende explicative, une église sur la montagne à l’endroit que la neige indiquera. »
Dans le second tableau, elle apparaît de même au patricien Jean : « Quand la même nuit elle apparut au patricien Jean, lui disant de même aux nones d’août. »
Dans le troisième, Jean va au Latran faire part de sa vision au pape, qui le bénit : « Quand Jean le patricien alla chez le pape Libère à cause de la vision qu’il avait eue. »
Enfin Libère monte à l’Esquilin, entouré d’une grande pompe; une neige abondante, versée par le Sauveur et sa mère, tombe sur le sommet de la colline et marque devant le pape la place de la future basilique 2.
Au xme siècle, les chapelles se multiplièrent aux flancs de l’église; les confréries y avaient leurs sanctuaires et lui étaient ainsi matériellement attachées. Nous savons par une inscription que la chapelle du Gonfalon fut refaite en 1 326 : « Anno Domini MCCCXXVI mense septembris die VII Dominus Angélus de Tineosis, Episcopus Viterbiensis et Domini Papæ in urbe vicarius consecravit hanc capellam Racommendatorum Beatæ Mariæ...» Il y avait aussi dans la même nef la confrérie du Sauveur, contemporaine de la précédente. Je ne suppose pas que ces chapelles, groupées autour de la basilique comme des filles sous le manteau de leur mère, fussent toutes de mêmes forme et dimensions dans le genre de celles d’aujourd’hui ; elles étaient au contraire fort variées et telles que les plans du Latran ou de
1. Ed aiutando a finire alcune storie che sono nella facciata di S. Maria Maggiore di musaico, migliorô alquanto la maniera, e si parti per un poco da quella greca... ( Vita di Gaddo Gaddi, éd. de 1832, I, p. 3j).
Sur la façade de l’Ara-Cœli, on avait peint des sujets de la vie de saint François, qui paraissent à peu près du même temps et dont j’ai retrouvé quelques fragments sur le retour.