‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 215 sur 343 · La Messe, I, p · texte numérisé non relu

La Messe, I, p

Bibliothèque de Bruxelles. Manuscrit de Gembloux.

Saint-Gall. — Saint-Gall nous offre encore un monument cécilien contemporain de la découverte des reliques de notre sainte et de l’extension merveilleuse de son culte qui en fut la conséquence.

Saint Gall était mort à Arbon vers 646. Son corps fut enterré dans l’oratoire qu’il avait construit à Himilinberg, près du lac de Constance. Quarante ans plus tard, son sépulcre fut violé, puis réparé. Il existait autour de ces reliques un monastère, qui adopta la règle bénédictine en 720, et qui fut complètement reconstruit par l’abbé Gozpertus,au commencement du ixe siècle (829)1. De chaque côté du chœur et de la grande nef, l’architecte avait préparé deux chapelles séparées par les" fonts et placées dans l’axe des collatéraux : l’une est dédiée à sainte Agnès, l’autre à sainte Cécile, les deux plus illustres vierges romaines. Ces chapelles occupaient par le fait toute la largeur du collatéral et avaient chacune un petit chancel qui laisse supposer le reste abandonné aux assistants. Ces clôtures devaient être de petits murs de marbre à hauteur d’appui, comme nous en trouvons tant d’exemples en Italie pour l’époque carlovingienne et comme les ivoires et manuscrits de Drogon nous en offrent des spécimens pour le nord. L’autel était adossé, ce qui semble supposer un mur plus haut dans le fond et séparant les chapelles (pl. LXXIII).

L’autel, d’après le plan de Saint Gall, était surmonté d’une croix; était-ce le signe conventionnel dont nous avons coutume de nous servir aujourd’hui pour désigner ce meuble sacré ou l’indication d’un objet liturgique réel; je crois vraie cette dernière hypothèse, parce que l’autel principal, celui dédié au Sauveur, est accompagné d’une croix plus importante, tandis que l’autel de Saint-Pierre en est dépourvu, et que

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