‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 219 sur 343 · Album pintoresch monumental de Cataluna , p. 3g · texte numérisé non relu

Album pintoresch monumental de Cataluna , p. 3g

Lettre de M. Ramon Arabia y Solanas, 14 fév. 188g.

Villanueva1 dit que primitivement, avant la fondation du monastère de Sainte-Marie, celui de Sainte-Cécile était le principal et le seul indépendant de la montagne, Sainte-Marie n’étant qu’un prieuré. Près de là s’élevait aussi un château nommé Marro, à une heure de distance vers le levant. Le souvenir du château et de l’église Sainte-Cécile nous est conservé en l’année 871 par une charte originale qui existe dans les archives, avec plusieurs de ses copies fort anciennes qui confirment toutes cette date. Il y est question d’une vente passée par Rodolphe à Ansulfe et à sa femme Druda du « castrum Marre in latere Montisserrati positum... propter precium V librarum optime plate... advenerunt autem, dit le vendeur, prefata hæc omnia ob largitionem Domini mei gloriosissimi regis Karoli (le Chauve -j- 878)... Simul cum ipso loco in quo edificata est ecclesia nuncupata S. Cecilia... Actum est hoc anno Incarnationis Christi 87a2 indictione nu. un kal. maï. »

En 888, Geoffroi le Velu, pour doter le monastère de Ripoll, donna à Daguin, son abbé, le Montserrat avec toutes ses églises dont Sainte- Cécile faisait évidemment partie: « ... Monte Serrato et ecclesias quæ sunt in cacumine ipsius montis vel ad inferiora ejusdem3. »

Villanueva croit reconnaître quelques restes de cette antique abbaye dans l’église actuelle, entre autres un fragment du maître autel qui se trouve encastré dans l’ordonnance de la porte de l’église par une main plus moderne4.

Page 1