Villanueva, p
SAINTE CECILE
On conserve quelques mémoires des anciens abbés, partie dans différentes chartes, partie sur un nécrologe manuscrit du xive siècle, spécial à Sainte-Cécile, mais qui est aujourd’hui à Sainte- Marie. Le premier abbé qui y figure est un prêtre nommé Cesario qui obtint du comte de Barcelone la permission d’y établir une communauté sous la règle de Saint-Benoît et sous la dépendance du monastère de Ripoll. A cette occasion (945) il restaura le monastère de Sainte-Cécile1. On a beau-
Benoît VI, en 972, confirma les privilèges du Montserrat l.
Au commencement du xne siècle, des difficultés s’étant élevées au sujet de la dépendance de Sainte- Cécile, soumise au monastère de Cucuphat, un jugement fut prononcé en faveur de ce dernier2. Néanmoins cette époque fut celle de la plus grande prospérité pour Sainte-Cécile; c’est alors que nous lui voyons donner l’église Saint-Etienne, et alors
Montserrat. Monastère de Sainte-Cécile. Vue de l’abside (d’après les photographies de M. Wilson).
coup discuté au sujet de l’épiscopat de ce prélat sur le siège de Tarragone. En effet, des chartes nous apprennent qu’il eut les deux fonctions ; dans l’une, de 959, il est nommé « abbas sive archiepiscopus » ; dans une seconde, 973, archevêque et abbé de Sainte-Cécile, etc. Dans un acte de 980 on rappelle une vente qui est suivie de cette signature : « Cesarius qui propter egritudinem corporis non possum scribere et digito firmo -j-2. » Il est probable que cette maladie précéda de peu de temps sa mort.
1. Ego Georgius episc. concedo restauratione ejusdem cænobii parliata una de terra, DCCCXLV.
Villanueva, V, p. 134.