Œuvres complètes , I, p
Voy. aussi les bas-reliefs qui ornaient le ciborium, qu’a publiés Valentim, pl. XCVI et suiv.
ou sculptées du cardinal, son portrait dans la sacristie et dans la cour de la canonica les débris dispersés de son tombeau historié et de sa statue funéraire revêtue des ornements pontificaux. 11 y a aussi les bas-reliefs qui ornaient le ciborium et qu’on a utilisés dans la nouvelle décoration du chœur. »
Alexandre VI, qui avait été aussi archiprêtre de la basilique et qui occupa le trône pontifical de 1490 à i5o3, fit exécuter, dit-on, par Giuliano da Sangallo le beau soffite de la grande nef déjà commencé par son oncle Calixte III ; on prétend que ce soffite fut doré avec le premier or venu d’Amérique et offert à la sainte Vierge par le roi d’Espagne Ferdinand et sa femme Isabelle.
Peut-être à cette époque, les arcades des nefs furent supprimées; en tout cas l’entablement et la décoration de l’attique concordent avec le style du plafond.
Il faut croire que les barbares qui saccagèrent Rome en i5 27 ne causèrent pas ici de pertes sensibles; du moins l’histoire n’en a pas signalé. On sait seulement qu’ils dépouillèrent de ses pierres précieuses le cadre de la Madone.
Quelques années plus tard, plusieurs chapelles furent construites par des cardinaux-archiprêtres et par d’autres personnages illustres. Nous citerons la chapelle Sforza, commencée en i56o par le cardinal Guido Ascanio sur les dessins de Michel- Ange, et terminée par le cardinal Alexandre son frère sous la direction de Giacomo délia Porta.
Vers 1 5 65 , le cardinal Frédéric Cesi fit construire une chapelle assez considérable par Martino Lunghi.
En 074, le cardinal Montalto, depuis Sixte V, éleva un monument de somptueuse apparence à Nicolas IV1.
L’année suivante, Grégoire XIII, voyant le portique reconstruit par Eugène III dans un véritable état de ruine, le démolit et le releva. Dans ce travail, les huit anciennes colonnes furent employées, elles furent seulement accouplées. Grégoire XIII ajouta sur la frise cette nouvelle inscription rappelant le mauvais état du portique, sa reconstruction et le percement de la voie publique