‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 230 sur 343 · PORTUGAL · texte numérisé non relu

PORTUGAL

Lisbonne. — Nous avons peu de renseignements à offrir pour les monuments céciliens du Portugal, et surtout des renseignements peu anciens. M. le chevalier da Silva, qui a eu la bonté de faire des recherches pour nous, nous écrivait dernièrement : « Dans les villes de Bragance, Braga, Viseu, Evora, Porto, Vianna, les églises possèdent des images de sainte Cécile, mais elles sont modernes. L’image de la chapelle d’Abrunhosa, rebâtie deux fois, révolte le bon goût par ses disproportions.

« La plus ancienne image que je connaisse est celle qu’on vénérait à Lisbonne en ibo3 dans l’église S. Justa. On croit même qu’il y en avait deux d’inégale grandeur; après le tremblement de terre, l’image fut transférée en 1758 à Saint- Roch, et en 1789 dans l’église des Martyrs oü elle est

encore. Cette petite statue en bois représente la sainte debout, ayant à ses côtés un ange qui tient un livre de musique ouvert devant elle. L’église qui s’est ouverte pour elle rappelle, par son emplacement, un souvenir glorieux pour la France : le lieu du campement des Français qui faisaient partie des Chevaliers du Temple, lorsqu’ils aidèrent le premier roi de Portugal, Alphonse- Henri, à conquérir sa capitale sur les Maures1. »

Nous trouvons dans le Dictionnaire de Barbosa que Chaus, dans la province de Beira-Baixa, près de Notre-Dame de Castello, a dans son voisinage une fontaine extrêmement ancienne du nom de Sainte-Cécile et diverses églises, notamment l’oratoire Santa-Cecilia à Abrunhosa-a-Velha, à 24 kilomètres de Viseu qui est l’évêché 2.

ORIENT

Constantinople. — L’Église grecque ne resta pas étrangère au culte de sainte Cécile 2 : une version des actes de la martyre parut à Constantinople vers le xe siècle, par les soins de Siméon Métaphraste, logothète de l’empereur Léon VI

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