O FELIX VIRGO MEMORANDI NOMINIS AGNES
Cette inscription par son style semble appartenir à la littérature damasienne; elle est intéressante, non seulement en elle-même, mais aussi par la description de la couverture de l’édifice, dont elle semble montrer les poutres resplendissant d’or.
Vers 410, Innocent Ier mit la basilique et son cimetière sous la juridiction du titre de Saint- Vital *.
Symmaque (5oo) restaura l’édifice qui menaçait ruine2. Un siècle après, une nouvelle et fondamentale restauration fut encore jugée nécessaire. Honorius Ier dépensa 25a livres d’argent sur le tombeau, suspendit des gabatæ d’or, mit un toit de bronze au ciborium, et le pèlerin de l’Itinéraire de Salzbourg put s’écrier que l’évêque Honorius y avait fait une restauration admirable (Ô25-638)3.
M. de Rossi a découvert, dans un manuscrit du xie siècle de Closterneubourg, l’inscription relative aux travaux de la confession :
INCL1TA VOTA SUIS ADQUIR. . . PRŒMIA LAUDIS DUM PERFECTA MICANT MENTE FIDE MERITIS VIRGINIS HOC AGNÆ CLAUDUNTUR MEMBRA SEPULCHRO QUÆ INCORRUPTA TAMEN VITA SEPULTA TENET HOC OPUS ARGENTO CONSTRUXIT HONORIUS AMPLO MARTYR1S ET SANCTÆ VIRGINIS OB MERITUM.
La mosaïque seule est parvenue jusqu’à nous.
1. Les églises suburbaines se rattachaient à des basiliques intérieures.
2. Apsidam quæ ruinant imminebat et omnent basilicam renovavit. Lib. pont., p. 88.