‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 244 sur 343 · Lib. pont., p · texte numérisé non relu

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ld., p. 1 19. — Honorius I. 626. — Fecit ecclesiam B. Agnetis martyris miliario ab urbe Roma tertio, via Numentana, a solo, ubi requiescit, quant undique ornavit et exquisivit, ubi posuit multa dona. — Ornavit sepulcrum ejus ex argento, quod pens. libras 252. Posuit et desuper ciburiunt æreum deauratum miræ magnitudinis. — Gabathi. — Fecit absidam ex ntusibo.

Nous y voyons sainte Agnès en riche costume, enveloppée de l’ample cyclade gemmée des impératrices byzantines. Elle est couronnée1, ses cheveux sont mêlés à des rivières de perles; elle tient un rouleau entre les mains et foule aux pieds le glaive et les flammes qui s’écartent; au-dessus de sa tète sont les mots Sca Agnes. De chaque côté se tiennent en costume pontifical les papes Symmaque et Honorius I01'. Ce dernier porte en main le modèle de l’église. Leurs têtes sont modernes; au sommet la main céleste tend une couronne à la vierge2.

Sous les pieds des personnages s’étend une large frise, partagée en trois bandes qui contiennent chacune quatre vers. Le poète célèbre la beauté de l’ouvrage d’Honorius en le comparant à l’éclat du jour, à la splendeur de l’aurore qui écarte les nuages, aux touches brillantes des ailes du paon; malheureusement nous ne saurions, comme artiste, souscrire à tous ces éloges, car la mosaïque assez terne, assez rude, sent l’approche de la barbarie (pl. VI).

+ AUREA CONCISIS SURGIT PICTURA METALLIS ET COMPLEXA SIMUL CLAUDITUR IPSA DIES

FONTIBUS ENIBEIS CREDAS AURORA SUBIRE CORREPTAS NUBES RUR1BUS ARVA RIGANS

VEL QUALEM INTER SIDERA LUCEM PROFERET IRIM PURPUREUSQUE PAVO IPSE COLORE NITENS

QUI POTUIT NOCTIS VEL LUCIS REDDERE FINEM MARTYRUM EBUSTIS H1NC REPPULIT ILLE CHAOS

SURSUM VERSA NUTU, QUOD CUNCTIS CERNITUR USQUE PRÆSUL HONORIUS HÆC VOTA DICATA DEDIT

VESTIBUS ET FACTIS SIGNANTER ILLIUS ORA EXCITAT ASPECTU LUCIDA CORDA GERENS.

Sur le pignon du toit on voit encore des ornements peints qui sont cachés maintenant par le plafond et qui représentent des grecques et des paons qui tiennent une guirlande dans leur bec. Le style conserve quelque chose d’antique et les reporte au vie ou vne siècle.

1. Nous avons calqué sa tête avec la chambre claire de Revoil.

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