Voy. Bartolini
Savinien Petit en avait quelques calques qui sont
aujourd’hui à l’École des Beaux-Arts.
M. Stevenson a trouvé dans la bibliothèque Pontaniana,
de Naples, un manuscrit de Marzio Milesio Sarazani, qui
contient une description de la basilique deSainte-Agnès et
des peintures qui représentent les actes de sainte Agnès et
d’autres saints, avec légendes explicatives (Conférence di archeologia cristiana, p. 90).
marbres dont il est enveloppé, et à cette occasion le renouvellement de la châsse (1 6o5). M9r Bartolini croit avec raison que l’emplacement de l’autel n’a pas été changé à cette époque. On doit remarquer, dans l’étude des confessions romaines, le respect que les restaurateurs de tous les siècles ont mis à conserver la place des tombeaux des saints. Cette place était sacrée, elle marquait la sépulture antique, et elle a survécu partout aux renouvellements quelquefois insensés des édifices qui les abritaient.
En 1667, 011 bâtit une sacristie.
En 1696, on restaura le campanile qui menaçait ruine, en le soutenant par le grand éperon qu’on voit encore.
En 1728, restauration du pavage, et, de nos jours ( 1 8 5 6), restauration et renouvellement de la décoration de l’église.
En 1884. lorsqu’on leva quelques marches du grand escalier refait par le cardinal Veralli en 1626, on remit au jour une dalle de marbre qui porte au centre l’image d’une jeune orante vêtue d’une grande tunique et les cheveux gracieusement noués sur la tête ; Bosio l’avait déjà vue et publiée, il pensait que c’était une face de sarcophage et l'image de la défunte. M. Armellini, en la voyant reparaître, découvrit près de la tête un ancien grafhto très fin, retraçant ces deux mots : Sca Agnes, qui lui font croire qu'il s’agit de notre vierge l. On peut supposer aussi que cette épigraphe est l’attribution faite par un pèlerin à une image funéraire du cimetière ; cette manière de désigner les saints ne se rencontre pas au ive siècle auquel appartient cette sculpture, et l’abréviation SCS ne devient commune et normale qu’à la hn du ve siècle 3 (pl. V).
Nous devons ajouter quelques mots, sinon de description, puisque l’histoire de la basilique si bien conservée s’est chargée de nous la fournir, du moins d’explication de nos dessins.
r. Bosio, p. 749.
Bottari, pl. CXXXVI.
Aringhi, II, p. 1 65.
Garrucci, pl. CCCCII, 10.
Conférence di archeologia cristiana, janvier i885, p. 3o8.
M. Armellini vient de publier une belle phototypie de ce marbre dans le Quartalschrift fur christliche Arcli., dirigé par M. de Waal, 1889.
2. De Rossi, Bulletin d’arch. chrét., 1871, p. 1 52 ; 1886, p. 7.
On entre par le grand escalier de quarante-cinq marches qui rachète la différence entre le sol de la via Nomentana et celui de l’église. Il était jadis fermé par des portes de bronze qu’Andrea Fulvio a encore vues : « S. Agnese con le porte di rame ove si discende per molti gradini l. »
Les nefs sont soutenues par seize colonnes constantiniennes. La longueur de l’église dans œuvre est de 3om,8o; les colonnes et leurs chapiteaux sont variés, celles voisines de la tribune sont en rare porta-santa, deux cannelées en paonazzetto (marbre phrygien), huit de brèche grise, deux de granit gris. Des petites colonnes de l’attique, dix sont en paonazzetto cannelé, deux de granit gris, huit de gris veiné. Les chancels qui relient ces colonnes ont été malheureusement remplacés à la Renaissance par des balustres. Les fenêtres étaient closes par des tables de bois percées de trous circulaires dont on a retrouvé un des modèles antiques dans l’épaisseur d’une fenêtre au-dessus de l’abside.
Nous avons rapporté le plan d’après le tracé qu’en a fait mon grand-père en 1 8o3 2. Nous avons dù recourir à Canina pour l’atrium, dont, plus heureux que nous, il a reconnu les traces et qu’il a restauré d’après son périmètre encore visible. Nous nous sommes toutefois écarté de la restauration quant à l’ordonnance qu’il y a supposée ; lorsque toute la basilique nous offre des arcades, on doit penser que le quadriporticus avait cette même disposition. L’atrium, comme à Saint- Pierre, à Sainte-Cécile et ailleurs, avait des dépendances à l’entrée que nous avons conservées d’après son tracé.
Nous avons essayé une restauration du monastère, dont les vieux murs sont encore en partie debout ; on verra que le cloître était contigu