Bartolini, p
ROME. — VIA NOMENTANA.
il reste de larges plaques de porphyre ou de serpentine encadrées dans des bandes et pilastres mosaïqués1 2; Severano mentionne des ambons3, qui devaient être du même caractère.
La consécration des autels est encore rappelée par une inscription 3 qu’on lit dans l’escalier.
Les peintures appartiennent à l’époque de la restauration d’Alexandre IV ; elles représentent divers épisodes de l’histoire de sainte Catherine; celles au bout de la galerie de droite sont de l’école de Giotto, elles ont trait à l’histoire de saint Benoît. Ces fragments, arrachés au lait de chaux dont on les avait recouverts, ont été transportés au musée du Latran. M31' Bartolini en publie quelques-uns dans son livre. On y voit sainte Catherine devant l’empereur Maxence disputant avec les philosophes, sainte Catherine4 * * * * * * exhortant ceux-ci à se convertir, saint Benoît nourri dans le Sacro Speco, saint Benoit exorcisant un dragon, etc.
Le style du campanile et du monastère, les matériaux ou petits moellons de tuf les reportent à la même époque.
Les restaurations se sont multipliées dans les temps modernes. Sixte IV installa les chanoines réguliers de Latran, et son neveu Julien de la Rovère, plus tard Jules II, ht des réparations.
A la suite du siège de Bourbon (1527), la basilique fut saccagée, puis restaurée par le cardinal Girol. Veralli, qui refit le grand escalier et le plafond ; en refaisant les murailles de l’escalier primitif on découvrit beaucoup de statues et les huit magnifiques bas-reliefs qui ornent aujourd’hui le musée Spada. Sfondrato, cardinal de Sainte-Cécile, qui témoignait tant de dévotion envers la patronne de son titre, ne prodigua pas moins de zèle envers sainte Agnès; il obtint de Paul V la construction de l’autel avec les riches