Storia délia cappella di Sancta-Sanctorum
Rohault de Fleury, Le Latran, p. 382.
châsse est, comme on le sait, l’ouvrage d’innocent III 1 (pl. IX),
Ne nous étonnons pas que l’image de notre sainte soit répétée dans un sanctuaire où ses plus précieuses reliques étaient conservées. Parmi les innombrables reliques reconnues par Léon X, on trouvait celle-ci ainsi désignée par la tabula magna : « U na cassetta d’argento fatta da Onorio 1 1 , col capo di S. Agnesa ».
Panvinio dit que les têtes de sainte Agnès et de sainte Euphémie se trouvaient dans le second autel 3.
Le Latran semble avoir possédé aussi le doigt et l’anneau de notre vierge. Au xive siècle, lorsque Pétrarque presse Clément VI de reporter son siège à Rome, il lui rappelle les souvenirs pieux qu’il y retrouvera et dans le nombre cette relique d’Agnès3 :
Quid digitum Agnetis et nunc quoque fulgidus omet
Annulus imposuit cupida quem mente minister
Prorsus inardescens sacroque assenserit illo
Conjugio ac tali plaçant fœdere flammas ?
On dit que le pape Innocent III, célébrant le jour de la Sainte- Agnès dans la chapelle du Latran, eut l’apparition d’un ange qui protégeait deux esclaves et que pour cela il approuva l’ordre de Jean de Matha et lui donna la vierge romaine comme patronne *.
S. Praxede. — Pascal Ier, qui construisit près de Sainte-Praxède l’oratoire de Sainte-Agnès dont nous avons parlé, ne pouvait oublier dans la basilique qu’il élevait le souvenir de cette sainte; aussi en retrouvons-nous l’image dans les mosaïques de la chapelle S. Zenone (819). Sur le tympan au-dessus de l’entrée nous voyons figurées les trois vierges : Agnès, Pudentienne et Praxède. Elles ne sont pas couronnées, mais elles portent une coiffure byzantine, appelée épanocliste 5. Elles ont le voile qui descend du sommet