Campi
Il y avait un hôpital à Plaisance sous ce nom (Campi,
Brescia. — A Brescia existait une église Sainte- Agnès avec campanile1.
Dans la gravure de Blaeu, le campanile parait être seulement une flèche (pl. IX).
Crémone. — Le culte de sainte Agnès à Crémone semble avoir été inauguré à une époque fort reculée par quelques pêcheurs qui y élevèrent une église en son honneur, au borgo S. Spirito; elle dépendait de la paroisse Saint-Pierre de Padoue2.
Elle fut concédée aux dominicains (1 288-95)3, et se trouve mentionnée dans les statuts du xme siècle 4.
Lodi. — Blaeu5, dans un plan de Lodi, figure, sous le nom de Sainte-Agnès, un grand édifice quadrangulaire, sans doute un couvent à l’angle duquel s’élève un campanile. L’origine de cette église est incertaine; on sait seulement qu’elle fut construite par les augustins, introduits en 1 3 5 1 par l’évêque Lucca Castello et logés près de la petite paroisse de S. Agnesina sur le corso de Porta cremonese ; mais on ne sait rien de précis sur la date; son architecture encore gothique semble une preuve en faveur du xiv° siècle. Les augustins furent remplacés par les chanoines de Latran en 1 5 2 3 . L’église contient des peintures du xvie siècle6.
Milan. — Les louanges de sainte Agnès retentirent à Milan dès les premiers siècles et la liturgie, à laquelle saint Ambroise7 a laissé son nom, nous en conserve le témoignage. Ce grand admirateur de la virginité semble avoir spécialement reproduit les élans vers l’amour mystique. Dans la
Chiesc, I, p. 3g3) et une église ( ld III, p. 160 ; I, p. 249, 3q3) ; mais, la fête ayant lieu le 3i août, ce doit être plutôt sainte Agnès de Moncèle, abbesse de Florence. Son corps, en 1433, reposait dans l’église du Saint-Esprit (Id., III, p. 21a ; I).