‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 275 sur 343 · LOMBARDIE · texte numérisé non relu

LOMBARDIE

première partie de la Messe, on voit Agnès célébrer elle-même cet amour; après l’épître elle s’écrie : « Il a posé un signe sur ma face afin que je n’aime personne que Lui. » Après l’évangile :

« A Lui je suis fiancée, à Lui que servent les anges et dont le soleil et la lune admirent la beauté, à Lui seul je garde ma foi, à Lui je me confie de tout mon amour. » A l'offertoire : « J’aime le Christ pour l’amour duquel j’irai en mariage, lui dont la mère est vierge, dont le père n’a pas eu d’épouse, dont pour moi les instruments chantent la gloire de leurs voix modulées. Lorsque je l’aime, je suis chaste, ses baisers me laissent pure et son alliance vierge. J’ai recueilli le miel et le lait sur ses lèvres, son sang a empourpré mes joues ! » On saisit dans ces ardeurs les accents du Cantique des cantiques. On observe aussi dans cette Messe des passages des actes qui sont une preuve de leur antiquité.

Je ne doute pas que Milan , fidèle aux souvenirs de saint Ambroise, n’ait toujours précieusement conservé le culte de sainte Agnès dont il était si enthousiaste. Il est certain que le moyen âge y avait consacré un sanctuaire à la vierge romaine, non loin de l’ancien archevêché; un acte de 1292 est passé « in capella b. Agnetis que contigua est Palatio veteri archiepiscopatus sub anno Domini 1292 b). On nous signale une autre mention en 1 2951. Elle fut refaite en 0903.

« Le monastère des augustines de Sainte-Agnès, nous dit Torre4 en 1674, fut élevé sur les ruines des bains de Néron, dont on y voit encore de nos jours certains vestiges; la duchesse Bianca Sforza leur était très attachée et les venait voir quotidiennement ; l’édifice subit des restaurations au xvic siècle. Devant la porte de la clôture s’ouvre un portique de quatre colonnes de marbre qui sert de vestibule à l'église. L’église ne possède qu’une nef, mais assez vaste; elle a de chaque côté cinq arcades dont quatre sont des chapelles ornées d’ordre ionique. Sur le maître autel est un tableau de la naissance du Sauveur. »

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