Tardieu, Dictionnaire topographique
Ces reliques existent peut-être encore, car cette étiquette est au milieu de reliques mélangées. En tout cas on en possède encore dans sept églises1.
Sainte Agnès avait une très belle chapelle à Détain (paroisse de Collonges); elle n'existe plus depuis le xvii0 siècle2.
Grenoble (Isère). — Le culte de la vierge romaine semble florissant sur les bords de l’Isère. Nous avons relevé dans le cartulaire de Grenoble quelques documents qui en font foi. Vers 1070 on mentionne une paroisse sous son vocable : « Sunt vero prefati mansi in monte Aimonis in parrochia S. Agnetis3. »
Nous lisons dans la désignation des bénéfices ecclésiastiques du diocèse de Grenoble de 1497, à propos du prieuré de S. M. de Comeriis : « Capella S. Agnetis caret fundacione et rectore4. »
Il est question ailleurs d’une église paroissiale : « ecclesia S. Agnetis est de patronatu capituli Ecclesie Gracianopolitane : cujus fructus valent decem octo florenos; et sunt in dicta parrochia 5 o foca 5. »
Ailleurs encore : « Ecclesia S. Agnetis de Jardenco est de patronatu prioratus de Comeriis, fructus ejusdem valent 24 florenos, et sunt ibidem sexaginta foca6. »
Sainte-Agnès (Domène). — L’arrondissement de Grenoble possède encore un village qui porte le nom de Sainte-Agnès.
Sainte-Agnès renferme 779 habitants. Le village s’élève sur une montagne qui domine les gorges du torrent du lac Blanc. C’est une pauvre église de montagnards7.
A Monteynard, il y a aussi une église agnésienne, mais qui n’a rien de remarquable et qui n’a pas même le bonheur de posséder une relique de sa sainte patronne8.