FRANCE. - VALENCE
auvent. Le clocher est surmonté d’un toit à courbure moderne que nous avons changé. Le chœur est aussi fort ancien ; une des chapelles est de la fin du xve siècle et très belle; l’autre, insignifiante, est de la fin du xvne. La nef semble avoir été remaniée, elle n’est plus couverte que par un misérable plafond. L’église est ornée de tableaux de peu de valeur; sa position au milieu des maisons sur une place presque fermée est assez pittoresque1 (pl. XI).
Sainte-Agnès est bâtie sur une éminence qui se détache de la chaîne la plus occidentale du mont Jura; le village est traversé par la route de Lyon à Strasbourg.
Le plus ancien titre qui en fasse mention, selon M. Béchet, est de i 1 3 3 . En 1 1 5 7 , une charte de l’empereur Frédéric donne à l’abbaye de Baume ecclesia Sanctœ Asnetis. Sainte- Agnès, dans le principe, faisait partie de Saint-Laurent-la-Roche, échu à Etienne de Rouvre dans le partage que Jean de Chàlon, dit l’Ancien, fit de ses biens à ses enfants en 126g. Etienne de Rouvre avait épousé la dernière héritière de la famille Vignory. En 1 3oo, cette dame affranchit les habitants de la mainmorte; à partir de ce moment, Sainte-Agnès prit une certaine importance et fut qualifiée de bourg. Jean de Châlon (1 3oi) y fonda un hôpital, réuni en 1696 à celui du Saint-Sépulcre de Salins.
Dans le diocèse de Saint-Claude, deux paroisses seulement ont le vocable de sainte Agnès ; sous les Romains, la chaste Lucine était quelquefois honorée sous le nom d 'Anetis, traduit en français par Agnès, ce qui ferait supposer que son culte a été en honneur dans ce village avant celui de sainte Agnès 3.
Strasbourg (Alsace). — Un couvent de dominicains fut fondé à Strasbourg en 1 240 sous le patronage de sainte Agnès. Ce sanctuaire n’existe plus3.
Pairis. — Parmi les reliques rapportées de Constantinople au monastère de Pairis, il y en avait de la vierge Agnès 4.
1. Nous devons tous ces documents à l’extrême obligeance du curé, M. l’abbé Rosset.
Voy. le cadastre de 1 836.