Lalore, Trésor de Clairvaux
SAINTE AGNÈS
et Berlion (1037) à l’église de Saint-Ferréol1 2. En 1 1 19, Callixte II confirme à Tournus « cellam S. Agnetis de Mota », au diocèse de Vienne. Pascal II (1106), Innocent II ( 1 1 3 2) , Lucien III (1 144), Alexandre III (1 179), Innocent IV (1246) confirment à l’abbaye de Tournus « cellatn S. Agnetis de Mota , in Viennensi 3 ».
Au chapitre de Pâques 1646, il fut résolu de revenir sur la vente faite en 1 587 de tous les biens, droits et revenus du prieuré de Sainte-Agnès de la Motte-de-Galaure et ils furent laissés moyennant 45 livres de rente annuelle à J ust- François de Fay, sieur de Gerlande, qui les tenait de Nicolas de Peloux, sieur de Godans3.
L’histoire est confirmée par le caractère architectural de ce sanctuaire. Après avoir monté deux ou trois marches, franchi un petit mur d’enceinte peu élevé, traversé le. cimetière qui environne l’église à l’ouest et au midi4, on parvient devant la façade romane de l’église. Elle est partagée en trois travées par des contreforts. Au centre, le portail, malheureusement masqué par un porche moderne, est accosté de deux colonnes; audessus, un bandeau à modillons sculptés de têtes variées sert d’appui à une fenêtre dont le cintre à l’intrados est découpé en lobes. Cet élément d’architecture sarrasine se retrouve à la tour de Cruas (Ardèche), un des types de ce style dans la vallée du Rhône5. L’église a son fronton interrompu par un pavillon campanaire de deux arcades qui me paraissent beaucoup plus récentes (pl. X).
L’intérieur de Sainte- Agnès n’offre pas le même intérêt que la façade; à droite, en entrant, s’ouvre une chapelle du xve siècle. La nef, les voûtes et
1. Juénin, Nouvelle Histoire de l'abbaye royale de Tournus , p. 92.