‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 295 sur 343 · Caumont, Abécédaire, p. i · texte numérisé non relu

Caumont, Abécédaire, p. i

même les pilastres ont été refaits en 1 83o. La voûte du chœur, la chapelle à droite, la chapelle de Saint-Antoine au fond à gauche appartiennent à la construction du xve siècle, comme les peintures au-dessus de l’entrée. Cependant la salle qui conduit du chœur dans cette chapelle est encore romane. Elle donne accès aussi à l’ancien cloître, dont les galeries ont été en partie démolies ou bouchées, mais qui conservent encore quelques piliers; la plupart sont carrés avec moulures d’imposte soutenant les arcs; il en est un différent et fort curieux, qui se compose de quatre colonnettes nouées ensemble et présentant à l’imposte autant de chapiteaux. Ce cloître est roman, cependant la partie antérieure a des éléments du xve siècle; il conserve encore son ancienne citerne. L’entrée offre une ogive encore bien conservée. Nous devons ces renseignements et le plan à l’obligeance extrême de M. Rey, l’architecte si connu de Valence.

Divers. — Le P. Shearman, qui s’occupe avec tant de piété de recueillir les monuments de sainte Agnès, nous demande si les noms de quelques localités de France, telles que Saint-Agnet , canton d’Aire (arrondissement de Saint-Sever), Aigues (diocèse d’Angoulême), Agne\-les-Duisans (diocèse d’Arras), Sainte-Agne (diocèse de Périgueux), Saint-Agnat (diocèse du Puy), ne doivent pas entrer dans l’histoire de son culte. Je ne crois pas qu’on puisse faire honneur de tous ces noms à notre sainte; je me suis informé par exemple auprès du curé de Saint-Agnet, au canton d’Aire (Landes), qui m’a répondu que la patronne était sainte Anne qu’on fêtait le 26 juillet. Quant aux noms dépourvus de la désignation de Saint, ils viennent souvent de l’agnel du moyen âge, ou du mot aigue qui signifie eau1.

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