Pertz, Script., XV, p
| lemagne. Il est orné, sur le devant, de belles sculp- I tures en bois de chêne doré et, par derrière, de [ peintures. On indique son exécution en 1 47 5 et, en effet, il porte cette date sur le couronnement [ de la sainte Vierge. Les figures de saints y sont nombreuses et serrées, on en distingue deux rangées. Notre sainte est placée dans le fond entre les vierges Barbe et Marguerite, elle est couronnée j et tient un agneau dans les bras. On la retrouve I aussi avec l’agneau sur la predella, où elle est représentée à mi-corps entre sainte Elisabeth et sainte Barbe.
Malchin. — L’église de Malchin possède encore sur son maître autel un retable d’une richesse extraordinaire, bien conservé et qui remonte à la première moitié du xve siècle. Le motif du milieu rappelle le couronnement de la sainte Vierge et de côté se rangent trente-six figures de saints, parmi lesquelles nous observons sainte Agnès. En haut, saint Jean-Baptiste et saint Jean l’Evangéliste sont rapprochés du couronnement. Voici l’ordre de leur rangement :
SAINTE AGNÈS
Sur le revers du retable on voit peints des sujets de la passion de Notre-Seigneur, de l’histoire de saint Jean-Baptiste, etc. i.
Güstrow. — • Sur le retable de la cathédrale de Güstrow, une sainte Agnès du xve siècle tient un glaive de la main droite, un livre de la main gauche; elle est accompagnée de son agneau2. On lit son nom : Sancta Agnen.
Rehna. — Sur le maître autel de l’église de Rehna, sainte Agnès est peinte en grandeur naturelle ( Romana Agnes) : c’est une belle jeune hile ayant sur le bras l’enfant Jésus qui joue avec le rosaire. On lit dans une inscription le nom de saintes Agnès, Gertrude et Elisabeth, auxquelles l’autel et l’église sont consacrés : « Gertrudis, romane Agnetis virginum, et Elisabeth vidue 3. »
Cologne. — Cologne semble avoir eu beaucoup de piété envers sainte Agnès ; elle montrait le bras de cette vierge4; elle lui avait élevé une église fort ancienne, vulgairement appelée ad Olivas et qu’occupèrent les templiers 5. Il y avait sous son vocable un petit oratoire avec un hôpital, que Gelenius désigne ainsi : « oratoriolum in foro novo °. »
La cathédrale possède une chapelle de Sainte- Agnès 7.
U n ancien plan de Cologne fait voir sous ce titre une église à chevet polygone et un campanile (pl. XX).
Dans la chapelle septentrionale de l’église Saint- Cunibert, on remarque une figure de sainte Agnès, peinture de l’école de Cologne et du xive siècle8; l’église possède de ses reliques9.
On vénérait un de ses doigts à Saint- Pantaléon.