‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 308 sur 343 · Voy. Gercken, Reisen, III, p · texte numérisé non relu

Voy. Gercken, Reisen, III, p

ALLEMAGNE

1460 ramena les religieuses de Sainte-Agnès à la discipline sous le gouvernement d’une abbesse, Everardi-Clusa L Mentionnée dès 1299, elle est aujourd’hui transformée en caserne et tout à fait méconnaissable2.

Il y avait dans la grande église de Trêves une chapelle de Sainte-Agnès, à gauche du chœur, auprès de laquelle l’évêque Arnold II fut enterré (f 12593).

Saint-Maximin, monastère élevé dans les faubourgs de Trêves, possédait des reliques de sainte Agnès en 929, dans la crypte en 9524, reliques mentionnées encore en 1270.

Le monastère du Lac en avait aussi sous son maître-autel en 1 1 5 6 5 ;

Sainte-Marie-ad-Martyres, en 1209;

Saint-Eucher, en 1 148.

A Saint-Jean-Baptiste, un oratoire était érigé en l’honneur de sainte Agnès et de plusieurs saints.

Les augustines avaient en 1255 un monastère dédié à sainte Agnès et saint Gervais6.

Himmerode (près Wittlich) possédait les reliques de sainte Agnès en 1 1707.

Monastère de Gandersheim fondé en 948. - Roswita (rose blanche), bénédictine de Gandersheim (Brunswick) (-J-970), nous a laissé un poème qu’on peut considérer comme un des monuments les plus anciens et les plus gracieux du culte de sainte Agnès. On est étonné de retrouver des traits, que parfois Térence n’aurait pas reniés, sous la plume d’une religieuse du xe siècle; ce siècle peut-être moins barbare qu’on ne le suppose généralement.

Ce poème est calqué sur les actes, mais son cœur de vierge et de poète y ajoute des descriptions charmantes, notamment lorsque Agnès repousse les avances du fils du préfet et qu’elle rappelle l’Epoux mystique : « lui qui m’a donné une brillante couronne, qui a suspendu à mon cou des gemmes précieuses, à mes oreilles des pierreries étincelantes, lui sur les lèvres de qui

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