Ms. Egerton, 11 3g, xii6 siècle
Id., 809, xii® siècle.
Ms. Add, 28784 B, f° 8, xme siècle.
Royal, 19 B, XVIII, f» 6, 60, xive siècle.
Reg., 20 D, VI, xiv° siècle.
Voy. le catalogue de Walter de Gray.
j’ignore et ne peuvent figurer ici avec certitude parmi les monuments anglais de sainte Agnès (pl. XIII).
A Londres, une église Sainte-Anne-et-Sainte- Agnès est située dans Gresham Street, mais elle n’a conservé aucune trace de l’ancienne architecture1.
Le trésor royal d’Angleterre possédait le plus beau monument d’orfèvrerie que nous ait laissé le moyen âge en l’honneur de sainte Agnès : une coupe d’or émaillée2 qui porte toute l’histoire de notre vierge. M. le baron Pichon, qui l’a acquise en Espagne, a eu la bonté de nous la communiquer pour cet ouvrage.
Cette merveilleuse coupe, haute, sans le couvercle, de om, 16, est posée sur un pied évasé, où l’émailleur a peint les symboles évangéliques et à la base duquel on a disposé une élégante couronne de perles encastrées sur des feuillages. Les histoires agnésiennes se développent sur le corps de la coupe et sur son couvercle; une couronne de perles qui a disparu devait orner les bords de la coupe ; nous avons essayé dans un croquis de la restaurer ainsi que le bouton du sommet. A l’intérieur, au fond du bol, on voit la sainte agenouillée qui apprend les textes sacrés sous cette légende qui flotte au-dessus d'elle : « In corde meo abscondi eloquia mea ut non pereant ibi 3. » Sous le couvercle, un autre médaillon nous montre le Christ bénissant d’une main et tenant de l’autre le calice plein des hosties qu’il va distribuer. Ce sujet seul semble bien marquer la destination de la coupe et nous montrer qu’elle servait de ciboire; cependant on a objecté que les règles liturgiques défendaient de placer au fond des vases sacrés un sujet comme nous en voyons un ici : je ne sais si l’objection peut être rendue générale, je ne le crois pas; car le fameux ciboire d’Alpais au Louvre a dans le fond une figure d’ange. Mais ce n’est pas l’occasion ici d’ouvrir une discussion à cet