‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 330 sur 343 · Bartolini, p · texte numérisé non relu

Bartolini, p

la messe, mais qu’il est aussi l’auteur du bréviaire. On y lit l’hymme de Prudence.

Marcus Aurélius Prudens1, qui naquit en Espagne en 348, consacra dans son livre des Couronnes une hymne à sainte Agnès. Il y dit que Rome a la gloire de posséder le tombeau de l’invincible vierge dotée d’une double couronne, celle de la virginité, celle du. martyre; il raconte, comme les actes, sa comparution devant le juge, son courage inébranlable, l’épreuve de sa pureté, son persécuteur foudroyé, son triomphe et enfin sa mort. Agnès, entendant son arrêt, est saisie de joie et le poète lui met ce discours sur les lèvres : « Je m’exalte, je préfère ce soldat furieux, atroce, formidable, à ce mol jeune homme, plein de tendresse et de langueur, avec ses parfums, qui veut perdre ma pureté. Voilà, je l’avoue, voilà celui qui me plaît; j’irai au-devant de lui, je ne le laisserai pas désirer de frapper, j’offrirai moi-même mon sein à son glaive, et moi l’épouse du Christ je passerai de ces ténèbres aux régions supérieures de l’air. « La vierge jette alors un cri vers son Christ pour qu’il lui ouvre sa demeure et reçoit le coup mortel. Cette scène est admirable de sentiment et prépare l’élan poétique qui accompagne l’assomption de la vierge victorieuse : « A peine dégagée, elle brille, libre elle vole dans les airs ou les anges l’escortent sur son sentier brillant. Elle contemple alors le monde placé sous ses pieds, sublime elle regarde les ténèbres inférieures ; elle dédaigne ces choses qu’éclaire la roue du soleil, les vanités de ce monde, ce noir

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