‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 329 sur 343 · Depping, Description de l'Angleterre , 1882, p · texte numérisé non relu

Depping, Description de l'Angleterre , 1882, p

ESPAGNE

L’Espagne1, dès les premiers siècles de la conversion au christianisme, n’oublia pas le culte de la vierge romaine, et conserve des traces de cette antique vénération dans la liturgie qui célèbre la double fête. Quelques-uns pensent que la liturgie mozarabe est celle de saint Jacques Majeur ; en tout cas elle remonte certainement à saint Isidore (636). Dans la messe du 21 janvier on lit de belles pensées sur l’amour virginal d’Agnès, « quæ Christum sibi specialem Sponsum suo in corpore vindicans, nec persuasione seducitur, nec muneribus inclinatur, quo carnalis conjugii copula necteretur ; omnipotenti Domino supplicemus, ut idem qui spirituali copula sponsus hi^ius est virginis in suis nos delectari semper faciat amplexibus castitatis. » Dans une autre oraison est rappelé le miracle des cheveux; dans la préface qui est une sorte de paraphrase des actes, on chante aussi ses cheveux, voile merveilleux, la lumière qui l’entoure, la mort du fils du préfet, souvenirs que le prêtre rappelait après le Sanctus dans un magnifique langage : « Il est vraiment saint, vraiment béni Notre-Seigneur Jésus-Christ qui recouvrit son épouse Agnès d’un voile précieux et l’enveloppa de clarté. Lui en effet est la vraie lumière, la splendeur des étoiles, la route des égarés, le salut des faibles, la récompense des vierges, la couronne qui ne se flétrit jamais des bienheureuses. » Le prodige du vêtement est encore récité à l’oraison dominicale.

On croit traditionnellement que saint Isidore ne se contenta pas d’ordonner les prières de

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