‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 332 sur 343 · Quadrado, Espana, Leon, p · texte numérisé non relu

Quadrado, Espana, Leon, p

ORIENT

La gloire d’Agnès se répandit promptement de Rome en Orient. Dans les menées de l’Eglise grecque on fête sa commémoration au 14 janvier et au 21 du même mois, et enfin au 5 juillet : la première, pour rappeler le triomphe de sa pureté, la deuxième, son martyre, et la troisième, la translation de ses reliques, ou la dédicace de son église à Constantinople.

Théodore le Lecteur dit que, sous le règne de Théodose le Jeune, on déposa dans le martyrium des reliques de saint Etienne, de saint Laurent et de sainte Agnès l.

Ce fut Pulchérie qui demanda ses reliques à Rome 2.

L’église fut reconstruite sous Basile le Macédonien avec le titre principal de Sainte-Agnès.

Ce furent peut-être quelques-unes de ces reliques qu’on transporta au monastère de Pairis après le sac de Constantinople.

Les Syriens font la fête seulement le 21 janvier.

Les saintes Agnès, Luce, etc., se trouvent, nous écrit le Père Alishan, peu représentées dans les manuscrits arméniens; elles sont inscrites sur leur ménologe, mais ne font pas partie du canon de leur messe.

Il y avait une église dédiée à sainte Agnès à Jérusalem, dans la Juiverie (Cartul., p. 33 1), comme nous l’apprend ce document : « Furnus de Judaica ante portant S. Helge, alius in Judaria rétro S. Agnetis1. »

Le ménologe de l’empereur Basile mentionne Agnès au 5 juillet; il paraphrase les actes en les réduisant à quelques lignes, il parle à la fin du bûcher, oubliant le glaive qui a terminé la vie de la vierge 2.

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