Bondini
ROME
TRANSTEVERE
au-dessous. » Le pèlerin appelle le cimetière de Saint-Calixte « ad Sanctam Cæciliam ».
Un autre itinéraire que Guillaume de Malmesbury a inséré dans son histoire d’Angleterre, également du vne siècle, mentionne « l’église de Sainte-Cécile martyre». Le deuxième manuscrit de Salzbourg, encore du vu0 siècle, parle sur la voie Appienne de l’église « de Saint-Sixte pape, ou il dort. Là dort aussi la vierge Cécile1. »
Les profanations que les Lombards exercèrent dans les cimetières déterminèrent les papes à mettre les reliques à l’abri dans les églises de Rome; ces translations, commencées par Paul Ier, furent complétées par Pascal Ier, qui monta sur le trône en 817. Ce pontife chercha avec un soin particulier, mais sans succès, le corps de Cécile, caché par une cloison derrière laquelle le tombeau était oublié.
Pascal désirait d’autant plus trouver ces reliques qu’il venait de relever la basilique de ses ruines et qu’un tel trésor devait y être d’un prix sans pareil. Cependant, après tant de recherches vaines, il crut qu’Astolphe l’avait enlevée et renonçait à ses investigations lorsqu’un matin, à Saint-Pierre, il eut une vision. Cécile, selon le récit touchant du livre pontifical, lui apparaissant, lui dit de ne pas se décourager, qu’il la retrouverait, qu’il s’était même déjà infiniment rapproché d’elle et que Dieu lui accordait de placer son corps dans la basilique restaurée. Pascal écouta cette douce voix, obéit à son conseil et retrouva les précieux ossements.
A croire le livre pontifical, les travaux de cette époque n’auraient pas été moindres qu’une reconstruction totale : ces expressions « mœnia a fundamentis ruitura»; « Antiquitus lacerata manebant»; « Novam construere ecclesiam cœpit », ces paroles qu’on met sur les lèvres de Cécile : « Ecclesiam quam noviter construxisti », font croire d’abord à une reconstruction totale ; mais, lorsqu’on est au courant du style épigraphique de l’époque, on se persuade qu’elles sont exagérées. Le plan, notamment dans la disposition constantinienne, ne dut pas être changé, et par conséquent, lorsque les fondations subsistent, il serait peut-être plus exact de parler de restauration.
Le trait le plus certainement carlovingien de ces travaux est la confession avec le corridor cir-