‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 42 sur 343 · Garrucci, pl. CCXCIX, IV, p · texte numérisé non relu

Garrucci, pl. CCXCIX, IV, p

3. Concham ex argento ubi et pretiosum ejusdem virginis caput condidit. Un autre passage de la vie de Pascal donne à concha la signification de bassin.

Bianchini, p. 446.

Duchesne, Liber pont.

ses libéralités, vêtements d’autel, voiles de pourpre ornés de croix d’or, de rosaces, de gammadiæ, de riches bordures. Dans la nomenclature que nous a laissée le livre pontifical, je lis ce détail : « Fecit in areu presbyterii vêla parva cum periclysi de blatthin bysantea numéro duodecim;» n’était-ce pas, quoique le plan se prête mal à cette disposition, l’indication d’une iconostase composée de six entre-colonnements ?

Nous insisterons spécialement sur un de ces tissus qui présente plus d’intérêt que les autres pour avoir eu le privilège de porter la figure de Cécile et de ses compagnons1 : « Obtulit in sacro altari vestem de blatthin bysantea, habentem in medio tabulam de chrysoclavo, cum historia, qualiter angélus beatam Cæciliam, seu Valerianum et Tyburtium coronavit, cum periclysi de chrysoclavo, miræ pulchritudinis exornatam. » Nous avons essayé dans nos planches de restaurer ce tableau d’après cette description et les monuments contemporains; la scène présente quatre personnages, l’ange et les trois martyrs, et suppose leur place nécessairement ainsi disposée, c’està-dire Cécile au milieu, l’ange au-dessus d’elle, son époux et son beau-frère à ses côtés. Les monuments chrétiens du ixe siècle 2 permettent d’en reconstituer les traits par analogie et nous donnent plusieurs exemples d’une disposition iconographique de ce genre. Nous rappellerons à ce propos la peinture absidale de S. Maria-in-pallara, à Rome, où la sainte Vierge, debout, montée sur un escabeau, parait entre deux anges; nous citerons surtout la charmante fresque de la crypte de Sainte-Praxède qu’on peut attribuer précisément au pape Pascal et qui représente Marie entre les deux filles de Pudens3. Le riche costume des impératrices, la couronne, les rivières de perles qui en sortent rappellent la mosaïque de notre basilique et conviennent parfaitement à la figure de sainte Cécile que nous cherchons à reconstituer.

Nous avons fait observer que Rome au ixe siècle, en échange de l’hospitalité qu’elle offrait aux confesseurs des saintes images, avait reçu dans ses écoles une influence grecque aussi heureuse que

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