Bondini, p
SAINTE CECILE
encore dans le chœur le chandelier pascal que j’attribuerais au règne d’innocent III, une colonne torse de 2 mètres de haut, compris les lionceaux qui lui servent de base, et tout émaillée. Cet ouvrage des Cosmati nous rappelle le style des ambons auxquels il était attaché et qui ont été repoussés au xvic siècle loin du chœur1. On modifia malheureusement alors la disposition et les abords de ce chœur, et notamment l’antique fenest e 1 1 a 2 ; ies escaliers furent remplacés par les ornements baroques que nous voyons encore.
Nous citerons encore, parmi les fragments qui nous révèlent la main des Cosmati, une inscription de la crypte rappelant la découverte du corps de Cécile et les travaux de Pascal dans la crypte. Elle ne saurait en aucune manière appartenir au ix° siècle, l’épigraphie est du xue, et la croix, la frise de mosaïque confirment cette attribution; elle nous offre un témoignage et un spécimen du renouvellement de la confession, en même temps qu’un jalon précieux pour la tradition pascalienne. Elle est en vers3 avec quelques abréviations qu’on pourra observer sur le fac-similé que nous en donnons (pl. I).
HANC F1DEI ZELO PASCHALIS PRIMUS AB IMO ECCI.ESIAM RENOVANS DUM CORPORA SACRA REQUIR1T ELEVAT INVENTUM VENERANDE MARTYR1S ALME CECILIE CORPUS HOC 1LLUD MARMORE CONDENS LUCIUS URBANUS HUIC PONTIFICES SOCIANTUR VOSQUE DEI TESTES TIBURTI VALELIANE MAXIME CUM DICTIS CONSORTIA DIGNA TENETIS HOS COLIT EGREGIOS DEVOTE ROMA PATRONOS4.
Nous donnons aussi un fragment de dallage,
1. J’ai entendu dire qu’ils avaient été relégués dans le couvent; M. de Laurière, en le visitant, m’a dit avoir vu dans le réfectoire une cuve qui sert de lectorium et qui peut leur avoir appartenu.
2. Murum aræ subjacentem veteri fenestella sublata... (Bosio).