Rohrbacher, VI, p
On lit dans la chronique de ce monastère, à l’année io5q, que ce pape « ad titulum S. Cæciliæ trans-tiberim maxima cum laude deductus est 1 ».
On érigea, au xi° siècle, de nombreux autels dans la basilique2. L’autel du Sauveur, à gauche du maître autel, fut dédié en 1060, l’autel de Sainte-Marie en 1071, de Saint-André 1073, de Saint-Jean 1072, l’autel du Bain, consacré par Ubaldo, évêque de la Sabine, 1073 3.
Un autel portait cette inscription que nous avons encore et qui rappelle qu’il fut consacré par Grégoire VII en 1080 : « Dedicatum est hoc altare die III mensis iunii per Dnurn Gregorium P. P. VII anno Dm MLXXV. » Ces érections eurent lieu jusqu’à la fin du siècle; en 1098, un autel à droite du maître autel fut élevé en l’honneur de saint Jacques. La même année, Maurice, évêque de Porto, consacre l’autel de S. Mammeo*.
Le xnc siècle a laissé plus de traces de son passage que le précédent dans les murs de la basilique; nous lui attribuons le campanile, le cloître, les ambons et la restauration du portique avec ses peintures et ses mosaïques. Nous n’avons malheureusement aucun document historique qui nous permette de préciser la date que nous sommes obligé d’établir d’après le style même des monuments.
Le campanile, dont les églises de Rome nous offrent tant d’exemples analogues, dut s’élever vers la fin du xne siècle; comme on le verra sur la perspective que nous en donnons, il émerge audessus du narthex et porte successivement en s’élevant cinq étages. Ses arcades dans les deux premiers sont fermées, elles ne s’ouvrent dans le haut que pour laisser échapper au dehors le son des cloches. Les bandeaux qui séparent les étages se répètent identiquement, avec leurs modillons de marbre et les bandes de briques posées en épis. Aux angles du sommet, quatre petits piliers étaient peut-être destinés aux jours de fête à porter des bannières (pl. II).
Les restes d’ouvrages de cette époque ne manquent pas dans l’intérieur de l’église. On voit