‹ Archéologie chrétienne. Les saints de la messe et leurs monuments (volume 3)Chapitre 47 sur 343 · La Messe , pl. CXXII · texte numérisé non relu

La Messe , pl. CXXII

2. Les cloîtres de ce temps sont encore assez nombreux dans Rome et dans les environs; rappelons, entre autres, ceux du Latran, de Saint-Paul, Sainte-Sabine, Saint-Laurent-hors-les-Murs, Saint-Paul-aux-Trois-Fontaines, Spolète, Subiaco, etc.

Cloître de Sainte-Cécile. Etat actuel, d'après une photographie de M. de Laurière.

ROME. — TRANSTÉVÈRE

s’élève au centre, il a dû sans doute en remplacer un beaucoup plus ancien.

Ce cloître, fermé par des châssis, coupé par un portique transversal, a perdu beaucoup de son élégance primitive, qu’il faut chercher maintenant sous ces fâcheuses surcharges (pl. IV et XIII).

Je crois pouvoir, dans l’histoire des constructions de notre basilique, ranger son portique au même temps que le campanile et le cloître, ainsi que ses mosaïques et ses peintures; mais, l’âge de ses peintures ayant été beaucoup discuté, je dois ajouter quelques mots de justification pour cette classification. Les peintures qui ornaient jadis le portique ont été successivement attribuées auxix8 i, xie2, xii6, xme3 et même xive siècles4 ; elles sont décisives dans la question, car on ne peut les supposer faites avant le portique, et il est à priori naturel de les croire contemporaines. Nous les avons comparées aux fresques découvertes à Saint-Clément et qui forment un échantillon de l’art au xi° siècle, puis à celles des Quattro-Coronati ou du porche de Saint-Laurent-hors-les-Murs, qui rappellent la manière des peintres du xin°. L’architecture avec ses formes sveltes et idéales nous rapproche de Saint- Clément; la coiffure de Cécile, ce turban noué par des bandelettes avec deux sortes de fanons blancs retombant sur les épaules, est une caractéristique remarquable qui s’y retrouve et qui milite pour le xi° siècle. D’autre part, la collerette noire et perlée fait souvenir du superhuméral des évêques à une époque moins ancienne; j’en dirai autant de la mitre de Pascal qui paraît plutôt dans le costume pontifical du xne siècle; au xni0, aux Quattro-Coronati, celle de saint Sylvestre est déjà plus haute. Entre ces traits chronologiques nous avons choisi la fin du xu' siècle qui se rapporte à des travaux importants êt se rattache à l’érection du campanile et du cloître. La mosaïque de la frise ne paraît pas pouvoir en être séparée, car la coiffure si particulière de Cécile se manifeste encore dans le médaillon qui la représente.

C’est au xne siècle qui a laissé, comme on vient de l’observer, des restes si considérables que nous

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