Id., 1887, p
SAINTE CECILE
possible que le trône ait été remanié à cette époque, mais avec d’anciens marbres; la dalle qui forme le dossier est antique. Ce pontife donna aussi à la basilique une statue de sainte Cécile1 en argent et enrichie de pierreries (1262)2.
Pour le xive siècle, nous signalerons le tombeau du cardinal Adam de Hertford, mort en 1 3g8 3.
Au xvie siècle (i53o-i54i) de grands travaux et même une reconstruction eurent lieu, selon Laderchi. L’histoire de ce siècle est celle des ruines en tous genres. Les vestiges de l’atrium, les peintures, les ambons, la vieille confession qu’Ugonio vit encore en 1 5 88, disparurent bientôt. Sfondrate4 relégua les ambons, modifia beaucoup le chœur, dans lequel il laissa, pour nous consoler de ces destructions, la touchante statue d’Etienne Maderne.
Bosio5, en nous rapportant les travaux de Sfohdrate, rappelle à cette occasion quelques-uns des
nef de vieilles fenêtres qui avaient été bouchées et qui furent rouvertes. Le toit de l’église fut refait. L’illustre cardinal aurait voulu le cacher par un plafond doré, mais il en fut détourné par les architectes, qui lui objectèrent la faiblesse des murailles de l’église qui n’en auraient pas soutenu le poids et la proportion écrasée que cela eût donnée à l’édifice. La charpente fut donc laissée apparente et peinte. On restaura aussi les colonnes de pierre des nefs et on les peignit en imitation de vert antique.
Acquaviva (1725) détruisit la façade, boucha l’œil-de-bœuf, surchargea le portique d’un entablement lourd et ridicule. Enfin, dans ces restaurations disparut l’imposante mosaïque de l’arc du chœur avec sa procession de vierges.
Tel fut l’état où se trouvait la basilique lorsque mon grand-père, en i8o3, la visita et en releva le plan. Vingt ans plus tard, le cardinal Doria consomma ces fatales destructions en enveloppant les colonnes basilicales dans les grossiers pilastres qui partagent aujourd’hui les nefs de l’église1.
S. Cecilia - in- Domo.
— Les sanctuaires dont on vient de s’occuper n’étaient pas les seuls que le moyen âge avait vénérés à Rome : la petite église de Santa Maria del divino Amore, près du
Statue de sainte Cécile dans la confession (d’après une photographie).
anciens traits de la basilique, qui commença alors d’être modernée; il dit que, dans la nef centrale, il y avait d’antiques peintures6 (picturas antiquas) de l’Ancien et du Nouveau Testament, et aussi des figures de saints et que le temps les avait altérées. On en ranima les couleurs, tout en respectant la forme de ces images que leur antiquité rendait vénérables. Il y avait aussi de chaque côté de la