Voyez les beaux calques de Savinien Petit à l’École
des Beaux-Arts.
Une photographie de Parker.
teurs. 11 est probable que chaque tableau était pourvu d’une légende analogue (pl. IX).
Nous arrivons ici au terme de cette épopée peinte. Le dernier tableau représente la maison de Cécile changée, selon son désir, en une église, relevée et de nouveau consacrée par Pascal ; le pape derrière l’autel, les bras étendus, célèbre le saint sacrifice. Au fond s’élève un édicule où quatre lampes sont suspendues ; cette fresque au xvii0 siècle était déjà fort mutilée. Sur le mur en retour subsistait encore une Madone assise, tenant l’Enfant sur ses genoux et environnée de saints1.
Le xiii8 siècle, après les grands travaux qui le précèdent, n’avait plus une tâche aussi considérable; cependant le joli ciborium qu’on y voit encore, et qui est un de ses ouvrages, témoigne que la dévotion ne s’était pas refroidie vis-à-vis de notre admirable vierge; aux pieds de l’autel, sur la face qui regarde l’église, Ugonio2 a lu cette inscription qui nous donne la date et le nom de son auteur : « Hoc opus fecit Arnulfus anno Domini 1283. »
Nous l’avons gravé3 dans les monuments de la Messe. Au-dessus des chapiteaux, dans les angles, de jolies statuettes représentent Cécile et ses compagnons. Cécile debout, coiffée d’un diadème d’orfèvrerie4, tient la lampe à la main.
A sa droite, Valérien paraît à cheval comme dans la fresque du portique; à sa gauche, Tiburce avec le vêtement militaire, une épée sur laquelle il s’appuie; enfin, au quatrième angle, saint Urbain est figuré tenant un calice, bénissant, portant la tiare, la tunique, la chasuble et le pallium. Dans les tympans sont figurés des évangélistes, des prophètes déroulant leurs philactères5 (pl. LII).
Ugonio prend l’inscription de l’autel pour point de départ de l’opinion qui attribue à Martin IV, Simon de Brie, d’abord cardinal au titre de Sainte-Cécile, le renouvellement du chœur. Il est