Thésaurus Siciliœ, IX, p
Id., II, p. 365.
Rocco Pirro, Eccl. Mess.
Amico, Di\ionario délia Sicilia.
SAINTE CECILE
pitre de Florence d’avril 966 : « Ecclesie cardinal. S. Ceciliœ. »
Ammirato assure qu’elle fut détruite par l’effroyable incendie de Ser Neri Abati(i3o4); sa reconstruction, comme donnent lieu de le croire le P. Richa et certains documents manuscrits faisant partie de ses archives, n’eut pas lieu en 1 36y, mais seulement en 1 3 86 ; cette date ressort d’une provision de la République du mois d’août 1 386. Il n’est pas certain, mais il est probable qu’elle
fut reconstruite sur l’emplacement primitif, car la provision ordonne qu’elle le soit sur le territoire de la paroisse et non ailleurs sans le consentement de l’évêque, c’est-à-dire dans des limites fort resserrées. La paroisse était bornée par les circonscriptions de San-Romolo, de S. Pier- Scheraggio, de San-Stefano, de S. Maria-Sopraporta et peut-être de Sant-Andrea.
A l’église S. Cecilia se rattachaient un couvent pour les prêtres voués à son service, et un cloître qui s’étendait le long du mur de l’église. Ces détails nous sont révélés par les papiers de Baldovinetti (Bibl. nazionale) ou nous trouvons rapporté un document de 1379; sous cette date
on voit assigner au recteur d’une chapelle la maison contiguë au cloître et au mur de l’église, sur la via ou androne qui va « ad claustrum sive curiam domus predicte 1 ».
Cette date de 1379, entre l’incendie de i3oq et la reconstruction de 1 386, prouve que le cloître au moins avait été épargné et que l’église n’avait peut- être pas tant souffert qu’on pourrait le penser. D’ailleurs, le retable peint qui provient de S. Cecilia et qu’on voit maintenant au musée des Uffizi ne peut en aucune manière être attribué à la fin du xiv° siècle.
Nous donnons, sur notre planche gravée, un fragment d’un plan géométral, qui se trouve dans VArchivio di Stato de Florence2, et une petite vue d’après un plan de 1594 3. Mais le meilleur souvenir de cette église nous est conservé par la predella que nous venons de rappeler 4 et qui reste comme un des plus touchants témoignages de la piété des anciens Florentins pour notre chère sainte. On l’a généralement, d’après Vasari5, attribuée à Cimabue ; mais je partagerais plutôt l’opinion de M. Cavalcaselle, qui reconnaît dans ces gracieuses figures le pinceau de Giotto ou de son école.
Ce tableau se compose de trois parties : au milieu, la figure de Cécile et, de chaque côté, quatre petites scènes tirées de ses actes donnent à la composition une symétrie fort harmonieuse. Cécile ne paraît pas encore avec les instruments de musique qui, depuis le xve siècle, ont servi à la caractériser; elle est assise, tient une palme de la main droite, un livre
1. Lettre part, de D. Ristori, prieur des Saints-Apôtres, août 1887.
Lettre de M. Marcucci, octobre 1887.
Fantozzi, Plan de Florence de 1 858.
Richa, Chiese, II, p. 5g.
Dans l’Archivio di Stato se trouvent consignées des visites pastorales décrivant l’église, les meubles. On pourrait compléter ainsi ce que dit Richa.