Bianchini, p
pour plus de rq5 livres d’argent. Je cite les expressions du livre pontifical, parce qu’elles nous révèlent encore une partie de l’édifice qui a disparu, l’atrium précédant l’entrée de l’église. Le mot quadriporticus 1 est, je crois, le plus souvent employé dans ce sens, il l’est notamment quelques lignes plus haut à propos de Saint-Pierre, d’une façon qui ne saurait laisser de doute, puisqu’il est joint au souvenir de la phiale, « cum quadriporticu simul et fontem ».
Suivant l’ordre des inventaires du livre pontifical, nous enregistrons encore parmi les dons de Léon III un vêtement de chrysoclave blanc avec l’image de la Résurrection, un autre présentant dans des médaillons celles de l’Annonciation, de saint “Joachim, de sainte Anne; une courtine d’Alexandrie avec bordure crucifère, une seconde blanche avec bordure de blatthin pour être suspendues sur l’autel, douze voiles aux grandes portes et devant le secretarium : « necnon et intus rugas majores 2 atque ante secretarium , numéro duodecim , et intus Præsepe fec vestem de alythino cum chrysoclavo, » Ce passage est important pour la description de la basilique carlovingienne ; il nous rappelle le secretarium qui disparut au moyen âge et que nous avons supposé à gauche de l’entrée comme il était au Latran. Ces voiles s’appliquaient peutêtre aux entre-colonnements du portique lui-même dans lequel s’ouvrait le secretarium. On voit aussi le zèle du pontife pour la Sainte-Crèche, qui forme pour ainsi dire un oratoire extérieur 3.
Plus tard Léon donna cinq lampes d’or (gabathæ); une croix d’or de 10 livres, une grande couronne d’argent; pour les entre-colonnements'* des nefs, quarante-deux voiles de soie blanche, puis d’autres voiles de soie, quatre pour le ciborium dont l’un orné d’or et de perles et un grand voile blanc suspendu devant la porte royale. Il y ajouta des vêtements d’autel sur lesquels il s’était plu à faire broder l’histoire de la Nativité du Sauveur, de la Présentation et surtout la mort de sa sainte Mère,